ÉCONOMIE -

Luc Coene : « La BCE doit acheter des obligations publiques »

Luc Coene : « La BCE doit acheter des obligations publiques »

Luc Coene plaide ouvertement pour l’achat d’obligations publiques, suivant le modèle américain. BELGA

Luc Coene souhaite que la Banque centrale européenne achète des obligations publiques afin de stimuler la croissance économique et de soutenir l’économie.

En plaidant pour que la Banque centrale européenne achète des obligations publiques, Luc Coene, gouverneur de la Banque nationale de Belgique, est le premier gouverneur d’une banque nationale européenne à tenir publiquement ce discours, écrit vendredi le magazine Trends sur son site internet.

Ces derniers mois, la pression sur la BCE s’est accrue afin que l’institution de Francfort prenne des mesures complémentaires pour soutenir la relance économique en Europe alors que l’inflation est très faible.

Jeudi, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a déclaré que le conseil des gouverneurs avait demandé aux services de l’institution de s’atteler à la préparation de nouvelles mesures de soutien à l’économie, au cas où. Ces nouvelles mesures «non-conventionnelles» pourraient prendre la forme d’un rachat d’obligations, ce qui a immédiatement été salué par un bond des Bourses européennes.

Luc Coene, lui, plaide ouvertement pour l’achat d’obligations publiques, suivant le modèle américain.

«Je reste convaincu que la BCE ne fait pas assez pour stimuler la croissance économique», a expliqué le gouverneur de la BNB selon qui un assouplissement quantitatif, comme ce qui se fait aux États-Unis via l’achat d’obligations publiques, est une option. «Pour certains, c’est un problème. La BCE a donc cherché une voie pragmatique», notamment en achetant des «covered bonds» mais c’est un marché relativement petit, a encore expliqué Luc Coene.

«Je m’interroge sur les instruments qui sont actuellement sur la table et sur le fait qu’ils puissent nous permettre d’atteindre nos objectifs. Même si nous décidions d’acheter des obligations d’entreprises, je pense que ça ne marcherait pas», a-t-il conclu.