JODOIGNE

Une femme agressée à coups de marteau au centre de santé mentale à Jodoigne

Une femme agressée à coups de marteau au centre de santé mentale à Jodoigne

C’est sur le parking du centre de santé mentale que s’est déroulé le drame jeudi soir. EdA

C’était la consternation jeudi soir, chaussée de Tirlemont, où une violente dispute entre un Bruxellois et son épouse a tourné au drame

Tout était relativement calme, jeudi soir, chaussée de Tirlemont. C’était fin de journée et on rentrait chez soi après une journée de travail quand, vers 17h45, un Bruxellois de 45 ans domicilié à Jette a pénétré dans le centre de santé mentale voisin du Cepes. L’homme venait y chercher son épouse, laquelle y travaille en tant que psychologue.

Deux témoins présents au secrétariat du centre l’attestent, le couple quitta l’établissement de la Province calmement. C’est peu après qu’une dispute a éclaté entre eux, dans la voiture garée sur le parking du centre. Pas une dispute banale: l’homme a frappé son épouse au visage à coups de marteaux. Elle a tout de même pu appuyer sur le klaxon, ce qui a pour effet d’attirer l’attention des deux témoins précités et d’un témoin extérieur, un étudiant du Cepes.

La psychologue a pu s’extraire de la voiture, puis est tombée au sol tandis que les témoins se rendaient compte de la gravité de la situation. Son mari, lui, est retourné au Centre de santé pour s’emparer d’une paire de ciseaux. Il a alors tenté de s’égorger. Lui aussi s’est affaissé en sortant de l’établissement.

La police de Jodoigne et les services ambulanciers ont immédiatement été alertés.

Le couple a été transporté à l’hôpital de Tirlemont alors que démarrait l’enquête qui, selon le parquet de Nivelles, n’a guère progressé dans la mesure où aucun des protagonistes n’a pu être entendu.

Les élèves, "victimes collatérales"

Hervé Champagne, directeur des relations publiques à la Province, était à la fois atterré et soulagé ce vendredi. « C’est un événement familial, la conséquence d’une querelle privée, explique-t-il. Oui, la dame est employée par la Province et on a pu craindre pour sa vie, mais actuellement tout danger de décès est écarté. Il en est de même pour son mari. Nous avons également veillé à ce que les élèves du Cepes et les membres de notre personnel soient psychologiquement encadrés. Ces victimes collatérales rencontreront de nouveau les psychologues du centre PMS, du Cepes et de la police le mercredi 12 novembre. »