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Les millions perdus du vol à l’étalage

Les millions perdus du vol à l’étalage

En matière de vol à l’étalage, la Belgique occupe la seconde place européenne. La criminalité dans les magasins coûte 880 millions d’euros…

Figurer parmi les premières place d’un hit-parade, c’est bien. Du moins, ça dépend duquel. Parce ce que celui-ci, nul doute qu’on s’en serait bien passé… La Belgique figure ainsi à la seconde place européenne en matière de vols à l’étalage, derrière la France. Mais nous ne sommes pas seuls: la Belgique partage la seconde place du podium avec les Pays-Bas et le Portugal.

Voilà une des conclusions du «baromètre du vol dans le retail» que vient de publier la société CheckPoint System. Société qui, soit dit en passant, est justement spécialisée dans les solutions antivol dans les commerces.

Bien, mais le vol à l’étalage chez nous, qu’est-ce cela représente, quantitativement?

Selon l’étude, le phénomène équivaudrait à environ 0,59% du chiffre d’affaires.

On notera par ailleurs que si le vol à l’étalage constitue évidemment une plaie pour les commerces, le personnel propre des «retails» n’est pas nécessairement plus blanc que blanc, puisque le vol par des membres du personnel représente malgré tout 29,7% du phénomène global. «Soit un chiffre supérieur à la moyenne européenne, qui est à 21,9%, dit-on chez Check Point…

Ensuite, et on s’en doute, on ne vole pas tout et n’importe quoi. Certains types de marchandises sont privilégiés. Pas question de voler un gros fauteuil Louis Philippe ou un demi-bœuf, «les voleurs cherchent des pièces de petite taille, forcément plus simples à dissimuler. On trouve ainsi logiquement des accessoires de mode. Ou encore les accessoires de portables et l’outillage électrique. Mais, comme l’an dernier, l’alimentation est également ciblée, particulièrement la viande fraîche, les fromages et les plats gastronomiques…»

Et si on «pratique» le vol toute l’année, la période des fêtes de fin d’année reste malgré tout la plus risquée sur le sujet pour 60% des commerces. Bref, voilà un constat général qui a obligé ces derniers à investir dans des systèmes de prévention.

«La criminalité dans le retail coûte ainsi 880 millions aux détaillants belges. » Ajoutez-y les dépenses en matière de prévention et, selon le «baromètre», le tout coûterait 286 euros à chaque ménage belge…

On notera que ce baromètre du vol s’intègre dans une étude sur ce qu’on appelle la démarque inconnue (lire ci-dessus) qui a été réalisée auprès de 222 distributeurs répartis dans 24 pays, dont 16 en Europe. Et que sur ce plan, la Belgique occupe la 5e place quant aux pertes liées aux vols, aux fraudes et aux erreurs administratives. Le meilleur élève en la matière étant la Norvège qui, en matière de dé marque inconnue) a réussi à limiter ses pertes à 0,83% du chiffre d’affaires du secteur (1,16% pour la Belgique).