Ils sont venus de partout. En train ou en bus. D’Andenne, ils sont partis en cars. Jumatt, Carmeuse, Dolomies de Marche-les-Dames, Père Olive, Fournipack, Haim… Pietro, Alain, Anne ont motivé et informé les troupes.

Anne travaille chez Père Olive: « Ici, on n’est pas censé faire un travail lourd, pénible. Vous me voyez travailler à la chaîne à 67 ans? C’est un travail rapide où il faut du bon rendement. Moi, je ne m’y vois pas.» Dans le secteur carrier, ce n’est pas non plus de la petite bière. Alain et Pietro s’interrogent: «Quoi, on va venir travailler en tribune?» Pietro reconnaît qu’en 30 ans, il y a eu des progrès: «Chez nous aux Dolomies, il y a 30 ans d’ici, il n’y avait pas de syndicats… Et pas question de cotiser en douce, sinon, c’était dehors. Maintenant, il y a de la concertation.» Mais pour l’âge de la pension, la concertation devra se passer à un autre niveau.