The Endless River raconte l’histoire du groupe

On a beau savoir à quel point les albums du groupe constituent la référence en matière de production, mais dès les premières secondes, ce son si particulier, énorme, vous cloue sur la chaise.

Pendant une petite heure, Pink Floyd puise dans les différentes périodes de son histoire avec un album divisé en quatre parties et qui démarre dans la lignée d’un Shine On You Crazy Diamond: des nappes de claviers et ce son de guitare inimitable de Gilmour. Rien de surprenant en somme, mais l’effet est toujours saisissant.

Si cette première partie renvoie à Wish You Were Here, la deuxième est plus variée avec des effets dignes de Dark Side Of The Moon mais surtout un délire psychédélique, ponctué de percussions folles, qui aurait eu sa place sur A Saucerful Of Secrets ou Ummagumma.

La troisième partie démarre sur quelques notes de piano jazzy et c’est aussi l’occasion d’entendre des extraits d’orgue joués par Rick Wright à l’Albert Hall de Londres en 1968.

Quant à la dernière, la plus proche de Division Bell, elle comprend le seul morceau chanté, Louder Than Words, pas forcément le meilleur moment mais qu’importe, car avec Endless River, si ce n’est pas un chef-d’œuvre absolu, Pink Floyd signe un ultime album digne de sa légende. Et c’est là le plus important.

«The Endless River», Warner.