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La presse qui prend son temps et du recul, elle existe avec «Imagine Demain le monde»

La presse qui prend son temps et du recul, elle existe avec «Imagine Demain le monde»

La couverture du numéro novembre-décembre du bimestriel.

Le bimestriel «Imagine Demain le monde» a profondément changé d’apparence. Cette publication «slow press» produite à Liège fait figure d’exception dans le paysage médiatique.

Les médias produisent de l’information à toute allure, chacun le sait. Le phénomène ne fait que s’amplifier avec l’aide des nouvelles technologies. Mais cette accélération du rythme médiatique se doit de laisser place aussi à des initiatives journalistiques qui prennent leur temps, qui se posent et observent le monde avec sérénité.

Le bimestriel «Imagine Demain le monde» a même été créé sur ces fondements et revendique son appartenance au courant rare mais précieux de la «slow press». Ce magazine créé en 1996 vient de s’offrir une refonte profonde: nouveau format (23x28cm), nouvelle pagination (100 pages au lieu de 52), nouvelle maquette, nouvelles rubriques, nouveau site internet, etc.

On y retrouve du contenu, de la réflexion et, finalement, une belle bouffée d’oxygène avec une ligne éditoriale défendant «une information à la fois innovante et critique, qui explore les voies d’un autre modèle de développement et cherche des alternatives positives pour répondre aux grandes questions de société».

Hugues Dorzée, nouveau rédacteur en chef

Le magazine a aussi vu un nouveau visage endosser le rôle de rédacteur en chef, à savoir celui d’Hugues Dorzée, un ancien confrère du Soir, qui succède à André Ruwet. «Imagine Demain le monde», s’il a bien été créé avec le coup de pouce d’Écolo, revendique son indépendance totale par rapport à tout parti ou groupe de presse depuis 2002. Il se consacre principalement aux thématiques concernant l’écologie, les questions de société et les relations Nord-Sud.

La rédaction se situe à Liège, au-dessus de la Casa Nicaragua, dans la fameuse rue Pierreuse. L’équipe de quatre journalistes et les collaborateurs déclinent l’information selon un «chemin de fer» – pour employer un terme du jargon journalistique – qui ne s’articule pas autour des traditionnelles rubriques: Belgique, Monde, Politique, Sports, etc. Les dossiers se structurent plutôt autour de cinq mots-séquences: découvrir, apprendre, agir, se retrouver, prendre le temps.

Le dernier numéro du bimestriel annonce bien la couleur, puisqu’il propose une rencontre avec le réalisateur Ken Loach, un entretien avec l’intellectuel Michel Serres, un dossier sur la création de microfermes en Wallonie, etc.

Environ 4000 abonnés lisent régulièrement «Imagine Demain le monde», auxquels il convient d’ajouter des centaines d’acheteurs occasionnels.

Les modalités d’abonnement, les points d’achat et toutes les informations se trouvent sur www.imagine-magazine.com.