BRUXELLES -

Bruxelles met en oeuvre un projet de revitalisation de ses marchés

Bruxelles met en oeuvre un projet de revitalisation de ses marchés

L’Association les «Amis du Vieux Marché» vise à améliorer la collaboration existante et à préserver la mixité des puces et de l’antiquité.

L’échevine des Affaires économiques Marion Lemesre a convié, ce mercredi, les marchands du marché aux puces à l’hôtel de Ville pour la signature de la charte du vieux marché. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet de revitalisation des marchés bruxellois.

La charte, rédigée en collaboration avec l’Association les «Amis du Vieux Marché», vise à améliorer la collaboration existante et à préserver la mixité des puces et de l’antiquité. Par cet engagement mutuel, le marchand s’engage entre autres à laisser son emplacement propre, à ne vendre que des marchandises non-neuves et à ne pas vendre de nourriture. Parallèlement, la Ville promet par exemple d’assurer la surveillance de la place au moment du remballage ou de mettre en œuvre les moyens pour rendre l’activité des marchands agréable et cohérente.

«Cela fait 12 ans qu’il n’y a plus eu de politique des marchés à la Ville et c’est cela que je suis en train de refaire marché par marché», explique Marion Lemesre. «Je vise le qualitatif, la spécialisation des marchés et l’amélioration de leur gestion. Mais les procédures sont longues, car la loi impose un an de préavis avant de supprimer un emplacement.»

La revitalisation du marché Agora axée sur l’artisanat sera effective courant février. Concernant la relance du marché Grand-Place, trois emplacements pour fleuristes seront créés au 1er mars. L’appel à candidatures a été lancé la semaine passée. La place de l’horticulteur actuel sera préservée. Le préavis d’un an a été donné aux trois marchands de lithographies et autres cartes postales afin de redéfinir la vente d’objets artisanaux. Le futur appel à candidatures ouvert aux occupants actuels imposera l’obligation de reproduire artisanalement ou artistiquement le périmètre Unesco. Le prochain marché visé sera le Sablon, qui ne compte plus aujourd’hui qu’une cinquantaine d’exposants présents à la fois. L’échevine souhaite également créé un marché aux peintres place de la Chapelle, le dimanche.