Rallye

Copilote sur la portière, voiture dans le fossé, spéciale annulée... Souvenirs de Condroz

Le rallye du Condroz touche bientôt à sa fin. L'occasion d'ouvrir la boîte à souvenirs. De sonder des spectateurs, toujours fidèles et nombreux, entre deux passages de voitures.

Première escale à l'arrivée de la spéciale Ombret-Strée, hier matin. L'un des lieux mythiques du rallye du Condroz. Avec ses derniers lacets, forçant les voitures à quitter l'asphalte pour remuer la terre. Comme chaque année, ce passage attire une foule considérable. Au sein de laquelle nous retrouvons Christophe, Amandine, Mareen et les filles du pilote de la voiture numéro 26. Entre souvenirs et soutien...

Christophe: «un copilote sur la portière»

«Ouf, ce doit être mon dixième Condroz environ... Les premiers remontent au début des années 2000. Je me souviens notamment de conditions dantesques à Marneffe. Nous étions au milieu d'un champ où il y avait énormément de vent et il drachait. Mais le souvenir le plus marquant était peut-être ce passage de Renaud Verreydt dans la spéciale de Tihange. Ce devait être en 2004 ou 2005... La voiture avait crevé. Du coup, le copilote s'est retrouvé en pleine spéciale sur la portière, posé en travers. C'était pour maintenir l'équilibre de la voiture, je suppose. En tout cas, c'était complètement fou!»

Amandine et Mareen: «une voiture dans le fossé»

«Nous sommes venues avec une bande de copains de la région d'Arlon. Ah, certains sont debout depuis 5h ce matin. Ce n'est pas la première fois que nous venons. Certains sont même de vrais habitués. Ils font le Condroz depuis la fin des années 1990. Une année, il a fallu extraire une voiture de course d'un fossé. Ce n'était pas simple... Il a fallu sortir les cordes etc. Mais tout s'est bien terminé.»  

«Allez papa!»

Alors que des souvenirs reviennent, d'autres se créent. Les filles du pilote de la voiture numéro 26, Castermans, risquent de se rappeler longtemps du passage de leur papa à Strée. Armées d'un appareil photo et d'un vuvuzela, elles ont donné de la voix avec leurs copines. Les «Allez papa!» se sont vite propagés. Pour gagner le groupe de spectateurs placé à leur endroit. Si un équipage a pu entendre quelque chose malgré le casque et les échappements, c'est sans doute celui de la voiture numéro 26. Une fois passé, ses supporters ont filé. Direction Forseilles.

David: «une spéciale annulée»

«Je suis Portugais. Je vis en Flandre. Et le rallye me passionne. J'aime beaucoup le spectacle qu'offre les voitures, dans des paysages ouverts... C'est très photogénique. Je n'assiste jamais à un rallye sans mon appareil photo. Les couleurs qu'offre le Condroz cette année sont particulièrement belles. Le mélange de soleil et d'automne... Oh, un souvenir marquant? Bonne question! Peut-être la spéciale annulée à Modave l'année passée. C'est vrai que la foule était très importante. Ca aussi, c'est frappant ici! Le monde que cela attire.»

Thierry et Florian: «souvenir de passage»

«Nous venons de France. Nous faisons deux rallyes par an en Belgique. Le Condroz et les Boucles de Spa. Nous sommes père et fils. Mon papa fait partie d'une association d'amateurs de voitures anciennes. C'est en partie pour cela que nous apprécions les rallyes belges. Ils font la part belle aux voitures de légende. Moi, je suis photographe pour un concessionnaire automobile. Si nous devions épingler un souvenir, ce serait plus un souvenir de passage... Celui d'Abbring l'an dernier dans un "S". Il était toujours à la limite. On se demandait jusqu'où il pousserait. C'était frissonnant.»

Flora et Xavier: «les voitures qui pètent»

«J'ai 7 ans et je viens d'Hannut. Je fais des rallyes avec mon papa. Il s'appelle Xavier. Il m'a emmené pour la première fois sur un rallye quand j'avais 3 ans... Nous avons beaucoup voyagé. Quand c'est les vacances, nous en profitons pour aller voir des rallyes plus loin. Nous sommes allés en Grèce et en Finlande. J'adore les voitures qui pètent. C'est lesquelles papa? "Les Clio R3." Ce que je n'avais pas aimé, c'est quand on n'avait pas accédé à une spéciale parce qu'il fallait payer... On avait du faire demi-tour. C'était dommage. Mais j'aime trop pour ne pas venir.»