Estaimpuis, l’entité des citrons pressés

Daniel Senesael a vraiment tous les culots. On le savait, mais à l’occasion du vote de son budget communal, on vient encore d’en avoir une belle illustration. Parler de «budget de rupture», alors que les gestionnaires estaimpuisiens ont pour l’essentiel décidé d’augmenter les impôts et de lever de nouvelles taxes, comme lors de l’exercice précédent, et du précédent et de presque tous ceux d’avant: il faut oser.

Même avec un niveau d’imposition parmi les plus élevés du pays, le shérif de l’entité-qui-vit (au-dessus de ses moyens) n’hésite pas à en remettre une couche, en portant le taux de l’IPP (Impôt des Personnes Physiques) au maximum maximorum autorisé en Région wallonne (8,8%). Et, question de donner le change lors du prochain «pierrot» de l’Union Communale Socialiste à la Maison du peuple, deux nouvelles taxes frapperont désormais les détenteurs de piscines et de chevaux, deux symboles par excellence, comme on le sait, de richesse, donc d’exploitation des masses populaires.

Et le tout, comme se plaît à le faire remarquer le reliquat d’opposition communale, avec des frais de personnel plus élevés que la moyenne, des frais de fonctionnement (téléphonie, correspondance, etc) qui atteignent des sommets et un taux d’endettement communal qui culmine également. Au final, un tableau caricatural de cette politique de «rage taxatoire» que l’on pensait (espérait) pourtant un peu passée de mode.

Cependant, il est bien évident, et chacun est en naturellement convaincu, que si on en est là, c’est la faute aux Français, aux Flamands, aux Roumains, aux Chinois, bref, au reste du monde…

Et c’est encore trop cher payé

Nous répercutions dernièrement un sondage qui démontrait de manière explicite que Wallons et Flamands ne sont pas aussi divergents dans leurs opinions que certains gagnent à le faire croire. Au risque de se contredire, il faut néanmoins relever qu’en certaines circonstances, des faits d’actualité donnent lieu, selon que l’on soit au nord ou au sud de la frontière linguistique, à des interprétations voire à des jugements foncièrement différents.

Ainsi, à propos des récentes grèves dites «sauvages» du rail à La Louvière, Charleroi et Liège. On sait que les dirigeants de la SNCB ont décidé de «punir» les grévistes d’une amende de 12,50 euros et de non-paiement des heures non-prestées. De quoi faire hurler les syndicats wallons qui contestent le côté «sauvages» de ces actions, préférant y voir des réactions de type émotionnel…

À la lecture de la presse flamande, on comprend que ce type de comportement ne passe pas, mais alors pas du tout: «Ces actions ont été menées par moins de 200 cheminots», explicite un quotidien populaire, «Les actions menées lors des trois jours concernés ont occasionné 8 018 minutes de retard pour un nombre total de 681 trains, tandis que 551 trains ont dû être supprimés, ce qui au total a eu un impact sur 160 000 voyageurs.

Et pourtant cette amende symbolique est encore jugée inacceptable par le syndicat socialiste wallon, qui envisage des actions contre ces sanctions».

Question de mentalité?

TNT est une grosse multinationale hollandaise, bien connue chez nous pour avoir implanté son hub central (sa plate-forme principale, si vous préférez) à l’aéroport de Liège. Le patron vient d’annoncer son départ après avoir contribué à la création de pas moins de 2000 emplois à Bierset, grâce donc à la compagnie aérienne et au développement d’un centre de maintenance.

À l’heure du bilan, Niky Terzakis, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dit certes ne rien regretter de ses grandes réalisations en Wallonie – «Le genre de projet qu’on fait une fois dans sa vie» –, mais pointe les relations sociales qu’il considère comme «ma seule véritable cicatrice et ce qui reste le gros point faible en Wallonie», avec cette phrase qui laisse perplexe (dans tous les sens du terme): «Il y a 30% du personnel qui se décarcasse au boulot tous les jours, 30% qui n’en a rien à foutre et 30% qui ne sait pas s’il est d’un côté ou de l’autre. Il y a une mentalité […] on ne trouve ça ni aux Pays-Bas, ni à Bruxelles».

Oufti!

Les vrais clowns repérés

Il est piqué dans les réactions sur le site internet d’un journal concurrent qui nous pardonnera la récupération (enfin espérons!), mais ce commentaire d’un internaute à propos du ridicule «phénomène des clowns agressifs» mérite d’être partagé et savouré.

Félicitations à l’auteur de ces lignes pour son sens de l’humour.

« J’ai vu plusieurs de ces clowns hier dans les rues de Tournai!

Ils étaient habillés en noir avec quelques tâches de rouge et avaient une sorte de calculatrice dans une main et dans l’autre un appareil photo!

Ils ont fait peur à plusieurs automobilistes qui en regagnant leur véhicule ont trouvé un mot que leur avaient laissé ces clowns sur le pare-brise!

À voir leur tête, ce mot ne devait pas être très gentil! J’espère que la police va vite les coincer pour qu’ils cessent de terroriser les pauvres automobilistes que nous sommes!»

Excellent!