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Libération de l’un des trois Américains détenus en Corée du Nord

Libération de l’un des trois Américains détenus en Corée du Nord

Jeffrey Fowle a été autorisé à quitter la Corée du Nord. AFP

La Maison Blanche a annoncé mardi la libération de Jeffrey Fowle, l’un des trois Américains détenus en Corée du Nord, précisant qu’il était sur le chemin du retour pour retrouver sa famille.

«Jeffrey Fowle a été autorisé à quitter la Corée du Nord», a déclaré Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, qui a immédiatement appelé à la libération des deux autres Américains détenus dans ce pays.

Rentré en Corée du Nord au mois d’avril, M. Fowle avait été accusé d’avoir laissé une bible dans un hôtel.

«S’il s’agit d’une décision positive de la part de la Corée du Nord, nous restons concentrés sur la détention de Kenneth Bae et Matthew Miller et appelons une nouvelle fois la Corée du Nord à les libérer immédiatement», a déclaré M. Earnest.

Kenneth Bae a été arrêté en novembre 2012. Accusé d’être un militant chrétien évangéliste cherchant à renverser le gouvernement nord-coréen, il a été condamné à 15 ans de camp de travail.

Matthew Miller a été arrêté en avril et a été condamné à six ans de camp de travail. Selon la Corée du Nord, il a «commis des actes hostiles» en entrant sur son territoire «déguisé en touriste».

La Maison Blanche a précisé que les autorités nord-coréennes avaient demandé aux États-Unis de transporter M. Fowle en dehors du pays dès sa libération, ce qui a été fait.

Début septembre, les trois Américains avaient lancé un appel pour demander à Washington d’envoyer un émissaire afin de négocier leur libération avec Pyongyang.

Alors qu’ils étaient surveillés par des représentants du gouvernement, ils avaient évoqué leurs conditions de détention dans une interview à la chaîne CNN, ce qui est très inhabituel en Corée du Nord. Les trois prisonniers étaient dans un hôtel de la capitale nord-coréenne.

Kenneth Bae en particulier avait expliqué que sa santé était déclinante même s’il était traité «autant que possible humainement», demandant à Washington d’agir rapidement.