SERAING

Fermeture Engineering Steel Belgium : La première phase de la procédure de licenciement collectif clôturée

Fermeture Engineering Steel Belgium : La première phase de la procédure de licenciement collectif clôturée

La direction de GMH, la maison-mère, a confirmé qu’elle ne comptait plus investir sur le site mais qu’elle ne s’opposerait pas à la vente des installations. SABINE LEVA

La direction d’Engineering Steel Belgium (Seraing) et les syndicats ont clôturé mardi la phase 1 de la procédure Renault lancée en juin dernier à la suite de l’annonce par la direction de son intention de fermer le site qui emploie 125 travailleurs.

La direction de GMH, la maison-mère, a confirmé qu’elle ne comptait plus investir sur le site mais qu’elle ne s’opposerait pas à la vente des installations.

Les syndicats avaient dernièrement demandé à la maison-mère de se positionner sur les conclusions du rapport rendu par le cabinet d’experts désigné par la SOGEPA et qui estimait que le maintien d’une activité sur le site, moyennant un investissement de 20 millions d’euros afin de moderniser l’outil, était une piste à explorer.

La direction allemande a rejeté cette solution mais accepte de négocier la revente des installations moyennant un dédommagement de 21 millions d’euros correspondant à l’investissement réalisé pour la mise en conformité de l’outil aux normes environnementales.

Aucun candidat acquéreur ne s’est actuellement manifesté, soulignent les syndicats qui entameront le 13 novembre les discussions sur le volet social.

GMH souhaite maintenir sur le site une activité de vente de mitrailles qui sauverait cinq emplois. L’actuelle revente de la matière première a rapporté un million d’euros soit 50% des rentrées escomptées par la direction.

GMH avait annoncé en juin dernier son intention de fermer l’aciérie, qui emploie 125 personnes, en raison de la conjoncture et d’investissements non amortis qui grèvent les finances du groupe. Les pertes cumulées sont estimées, depuis 2009, à 63 millions d’euros.

L’aciérie électrique avait été construite par le groupe Cockerill en 1972 avant d’être exploitée par Tubmeuse. En 1995, les Américains d’Ellwood devenaient propriétaires avant de revendre l’outil en 2009 à la holding Georgsmarienhütte (GMH) en 2009.