Cour d'assises

Assises Luxembourg : un jury constitué mercredi pour juger Etienne Dedroog, le "tueur des gîtes"

Assises Luxembourg : un jury constitué mercredi pour juger Etienne Dedroog, le "tueur des gîtes"

Les victimes du tueur des gîtes Etienne Dedroog : les époux Blankaerts hbaitaient là. ÉdA – 201117663973

Un jury sera constitué mercredi, devant la cour d'assises du Luxembourg, dans le cadre du procès d'Etienne Dedroog (43 ans) qui devra répondre de meurtre pour faciliter le vol sur les personnes de Martin et Mia Blankaerts, un couple de retraités néerlandophones, propriétaires d'un gîte à Grandvoir (Neufchâteau). L'ouverture du procès est fixée le lundi 3 novembre.

Les époux avaient été retrouvés étranglés, chez eux, le 29 novembre 2011. Après avoir séjourné dans le gîte aménagé dans l'habitation du couple, Etienne Dedroog les aurait tués, la veille, avant de quitter les lieux avec leur voiture qui sera abandonnée à Bruges.
L'intéressé s'était livré lui-même à la police de Louvain quelques jours plus tard. S'il a reconnu avoir tué les époux Blankaerts, Etienne Dedroog n'a jamais expliqué, durant l'instruction, son geste.
Le quadragénaire est aussi suspecté en France du meurtre, le 11 octobre 2011, de Véronique Crettaz, tenancière d'un gîte à Bouchet (Drôme). Etienne Dedroog a ainsi été surnommé le "tueur des gîtes". Les deux dossiers ont fait l'objet d'une instruction séparée de part et d'autre de la frontière.
M. Dedroog devrait normalement être jugé en France après avoir été jugé en Belgique. Concernant le meurtre de Véronique Crettaz, le suspect vient d'ailleurs d'être renvoyé devant la cour d'assises de la Drôme mais plusieurs médias français rapportaient, début de semaine, qu'il avait fait appel de cette décision. Car contrairement aux faits belges, Etienne Dedroog a toujours nié avoir tué Véronique Crettaz et il a évoqué l'implication d'un compagnon de voyage mais qui n'a jamais été retrouvé.
Pour les faits de Grandvoir, l'accusation de meurtre pour faciliter le vol a finalement été retenue pour le renvoi aux assises, Etienne Dedroog ayant quitté les lieux notamment avec le véhicule des époux Blankaerts et un ordinateur.