Anniversaire

120 ans de l'Avenir : 300 personnes de 7h à minuit pour 1,20 €

120 ans de l'Avenir : 300 personnes de 7h à minuit pour 1,20 €

EdA Claudy Petit

Pondre un journal chaque jour, comme on dit dans le jargon, c’est un travail à un rythme effréné.

Chaque jour, on recommence avec 60 pages blanches. Les sujets qui sautent, d’autres qui prennent de l’ampleur, le journal se construit et se déconstruit tout au long de la journée. Un travail passionnant et harassant pour un produit périssable, à renouveler toutes les 24 heures.

8 h du matin. Les premières tournées « faits divers » en locale, faites par des journalistes assistants de rédaction ou des journalistes. Le même rituel tous les matins, sept jours sur sept : 21 coups de téléphone aux 15 casernes de pompiers et 6 zones de police. Quatre fois par jour. Pour quelques brèves, feux de cheminée, voire un nettoyage de la chaussée suite à un accident. Parfois pour des faits plus dramatiques : grosses intempéries, accidents graves, meurtres. Dans ce cas, la machine s’emballe, l’éditeur du jour embraye. Un journaliste ou un correspondant se rend sur place pendant qu’un « webiste » rédige les premières informations pour la toile. En cours de journée, le papier sera étoffé pour la version papier. Sur le web national, la journée a commencé dès 7 h.

De 8 h 30 à 10 h 30. L’éditeur du jour liste toutes les informations qui remontent des correspondants, une soixantaine rien que pour L’Avenir Luxembourg, et de la vingtaine de journalistes de l’équipe luxembourgeoise, feuillette la concurrence, décide d’embrayer sur des informations nationales ou, en fonction de son feeling, de développer un sujet qui colle à l’actualité. Il peut aussi décider de transformer un fait banal en sujet de société. Les coups de téléphone, mails, SMS s’enchaînent. Il faut faire le tri et décider de ce qui fera la Une du lendemain et rédiger un projet de chemin de fer (ou, si vous préférez, la conduite du journal) qui sera très souvent mis à mal durant la journée.

+ Découvrez le récit complet d'une journée à la rédaction dans le supplément sur les 120 ans de l'Avenir Luxembourg dans l'édition du 23 octobre.