FOOTBALL

Raymond Domenech et Christophe Dugarry règlent leur compte

Raymond Domenech et Christophe Dugarry règlent leur compte

Raymond Domenech n’y a pas été de main morte pour répondre aux attaques de Christophe Dugarry.

Ouvertement critiqué par Christophe Dugarry pour avoir descendu l’espoir Layvin Kurzawa, l’auteur d’un geste chambreur lors de Suède-France, Raymond Domenech a pris sa plume pour répondre au champion du monde, «un méchant donneur de leçons».

Involontairement, le geste chambreur de Layvin Kurzawa contre la Suède a sans doute ravivé de vieilles tensions entre Raymond Domenech et Christophe Dugarry.

Estimant publiquement que l’espoir français avait «oublié son cerveau» en adoptant un comportement «débile» contre la Suède, l’ancien entraîneur des Bleus a été remis à sa place, ce dimanche, sur le plateau de Canal Football Club, par Christophe Dugarry: «Sérieux, Domenech quoi! Le mec, en 2008, il demande sa compagne en mariage après l’élimination (à l’Euro, NDLR). En 2010, c’est lui qui est à Knysna, c’est lui qui lit la lettre, qui refuse de serrer la main du sélectionneur sud-africain… Domenech, il ferait bien de faire profil bas. S’il y en a un qui a mis la honte au foot français c’est bien lui. Qu’il s’acharne sur un gamin de 20 ans, c’est se foutre du monde!»

Piqué au vif, l’ancien sélectionneur français a choisi de répondre au Bordelais dans une lettre ouverte publiée sur le site du «Huffington Post».

Saluant tout d’abord les talents d’acteur du champion du monde - «Je ne peux pas croire que tu sois aussi emporté, hargneux, colérique que ce que tu montres. Non, je crois que dans le rôle du méchant donneur de leçons, tu es devenu un virtuose» -, Raymond Domenech s’amuse à étaler les erreurs de parcours de l’ancien international.

De son transfert raté à Barcelone à ses excès sur le terrain, Christophe Dugarry en prend pour son grade. «N’oublie pas, cher Christophe, toi qui as été pendant des années moqué, hué par une bonne partie du monde du foot que tu peux aujourd’hui donner ton avis, aussi maladroit, péremptoire, faux soit-il», poursuit Raymond Domenech. Avant de clôturer: «Je sais aussi que ton nouveau métier de critique est moins risqué que celui d’acteur. Tu as choisi ta voie: donneur de leçons.»