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Pensions police : la grève des 23 et 24 octobre maintenue

Pensions police : la grève des 23 et 24 octobre maintenue

Jan Jambon a rencontré les syndicats de police ce mardi. La rencontre n’a livré aucun résultat. BELGA

La rencontre qui s’est déroulée mardi entre les syndicats de police et le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA) n’a livré aucun résultat.

Une nouvelle réunion est programmée le 12 novembre prochain, indiquent les syndicats. L’appel à la grève lors du sommet européen des 23 et 24 octobre est donc maintenu.

Les policiers réclament le maintien d’un régime spécial de départ à la retraite. La Cour constitutionnelle a annulé en juillet dernier une disposition qui accordait aux anciens officiers de l’ex-gendarmerie le droit de partir à la retraite anticipée plus tôt que leurs collègues de la «police intégrée», qui doivent attendre l’âge de 62 ans pour en bénéficier.

La première rencontre avec le ministre de l’Intérieur n’a livré aucun résultat. Les syndicats et M. Jambon ont néanmoins qualifié l’échange de «constructif» et poursuivront les discussions le 12 novembre prochain.

Jan Jambon s’est engagé à négocier avec le front commun sur base de l’accord du gouvernement. «L’accord prévoit un cadre clair, mais laisse également une grande marge de négociation», selon M. Jambon. «J’espère que nous pourrons arriver à un accord avec les délégués syndicaux lors de notre prochaine rencontre.»

La prudence est de mise du côté syndical. «Il reconnaît que le métier est difficile, mais nous attendons de prendre connaissance du cadre fixé par le gouvernement, ainsi que des modalités qui peuvent y être modifiées», explique Vincent Houssin, du SLFP Police.

«Le ministre dit qu’il existe une marge de négociation, nous verrons cela le 12 novembre prochain. Nous sommes restés sur la base de l’accord de gouvernement qui, selon nous, est insuffisant», indique Antoine Nicolas de la CGSP. «Nous demandons de revenir à notre ancien statut en trouvant une réponse à la Cour Constitutionnelle.»

M. Jambon a par ailleurs proposé de mettre en place une commission paritaire qui pourrait examiner les demandes de départ à la pension anticipée à partir de 58 ans, s’il n’existe pas de travail adapté. «Le départ sera donc aléatoire en fonction de l’examen du dossier», indique un communiqué du CGSP Admi.

Le financement budgétaire n’a pas encore été examiné mais le souhait du ministre de l’Intérieur est d’organiser un transfert du fonds de pension vers le ministère de l’Intérieur. Si le transfert de fonds n’est pas possible, la solution sera difficile à mettre en œuvre, conclut la CGSP Admi.