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Grève SNCB : des actions organisées par des politiques ?

Grève SNCB : des actions organisées par des politiques ?

La circulation des trains en région liégeoise est encore fortement perturbée. Belga

Ce matin, le rail liégeois a été particulièrement perturbé. Un débrayage qui choque plus d’un navetteur ainsi que les organisations de navetteurs. Pour le patron de la SNCB, ces actions pourraient être l’initiative de politique.

MISE A JOUR 16h | La situation était toujours critique mardi après-midi sur le rail au départ de Liège. Les conducteurs de train sont toujours majoritairement en grève. Les trajets vers Bruxelles et Maastricht posaient particulièrement problème.

À 14 heures, seuls 8 conducteurs sur 21 avaient pris leur service aux dépôts de Liège, Liers et Welkenraedt.Selon la SNCB, les trajets vers Maastricht posaient particulièrement problème, tandis que moins de 50% des trains vers Bruxelles (ligne Eupen-Ostende) roulaient. Deux tiers des trajets vers Namur étaient desservis. Les lignes 42 et 43 (Jemelle et Gouvy) étaient les moins perturbées. La situation ne devrait pas s’améliorer aux heures de pointe.

Si elles s’opposent elles aussi aux mesures d’économies qui toucheront la SNCB, les organisations de navetteurs, Navetteurs.be et TreinTramBus, se disent «déçues qu’on choisisse des actions sauvages plutôt que la concertation», ont-elles fait savoir dans un communiqué commun alors que le trafic ferroviairea été paralysé mardi matin en région liégeoise.

«Nous comprenons l’agitation parmi le personnel mais nous sommes déçus qu’on choisisse des actions sauvages plutôt que la concertation», soulignent les deux associations qui «espèrent que les syndicats pourront persuader la base de mettre fin aux grèves sauvages».

«Ces grèves sauvages nuisent à la crédibilité du train en tant qu’alternative à la voiture et, de cette manière, renforcent la vision du gouvernement, qui ne voit que les coûts des services publics», concluent-elles.

Des «actions organisées» pour le patron de la SNCB

«Ce ne sont pas du tout des actions spontanées, il est clair que ce sont des actions organisées», a déclaré Jo Cornu, l’administrateur délégué de la SNCB.

Le patron de l’opérateur ferroviaire dénonce des actions «inutiles» qui sapent les efforts réalisés ces dix derniers mois afin d’améliorer le service et la ponctualité des trains. «C’est inacceptable pour les utilisateurs de la SNCB», estime-t-il.

Il a affirmé que les syndicats lui ont assuré qu’ils ne soutenaient pas ces mouvements et qu’ils se tenaient aux actions annoncées par le front commun syndical mercredi passé, parmi lesquelles figure la grève nationale du 15 décembre.

Jo Cornu souligne néanmoins une dissension au sein du mouvement syndical puisque des responsables locaux ont exprimé leur soutien à ces grèves sauvages. Il estime dès lors qu’il pourrait s’agir d’initiatives d’autres organisations, non reconnues, voire d’ actions politiques». «Je n’exclus pas du tout que, par exemple, le PTB puisse organiser de telles grèves», a-t-il déclaré.

Il a ainsi précisé que le comité de direction qui s’est tenu lundi s’attendait à de nouvelles actions mardi.

Il a par ailleurs indiqué que des sanctions étaient prévues, ne sachant toutefois préciser lesquelles.

Jo Cornu ne pouvait pas encore chiffrer le préjudice financier que représentent ces grèves pour l’entreprise.