BELGIQUE

Le Conseil de la jeunesse dénonce l’accord de gouvernement

Le Conseil de la jeunesse dénonce l’accord de gouvernement

Évoquant la politique d’activation, les organisations de jeunesse dénoncent «une véritable rupture unilatérale du contrat social par rapport aux jeunes». BELGA

Le Conseil de la jeunesse et plusieurs organisations de jeunes politiques, syndicales ou associatives ont dénoncé mardi les «régressions sociales pour la jeunesse francophone» annoncées, selon eux, dans l’accord de gouvernement.

«Alors que le taux de chômage des jeunes est alarmant, et que la proposition d’une réduction collective du temps de travail - comme mesure structurelle de lutte contre le manque d’emploi pour les jeunes - doit être mise en débat, nous considérons que l’annualisation du calcul du temps de travail, la flexibilisation accrue et le recul de l’âge légal de départ à la pension à 67 ans sont des régressions sociales pour la jeunesse francophone», selon un communiqué.

«Une véritable rupture unilatérale du contrat social»

Évoquant la politique d’activation, les organisations de jeunesse dénoncent «une véritable rupture unilatérale du contrat social par rapport aux jeunes», évoquant même «une mise au travail forcé». Les étudiants de plus de 25 ans, par exemple, ne pourront plus prétendre aux allocations d’insertion sur base des études, notent-elles.

Elles dénoncent aussi la mise en œuvre sans concertation d’un programme de garantie jeunesse bien éloigné de ce qu’elles en attendaient. Les fonds européens de 121 millions d’euros serviront à financer un stage de transition en entreprise, qui «risque de précariser davantage encore des jeunes mis à disposition des employeurs pour une bouchée de pain». Or, «le bon sens c’est de créer des emplois directs, notamment dans le non-marchand et l’associatif», estiment le Conseil de la jeunesse et les autres associations (parmi lesquelles la Fédération des Étudiants Francophones, les Jeunes FGTB, les Jeunes CSC, le Mouvement des Jeunes Socialistes, Ecolo-J, le Comac, etc.)

Un appel à manifester est lancé pour ce vendredi à 17H00, place Sainte-Catherine, en marge d’un «apéro pour l’emploi».