BRÉSIL

« J’ai envie de tuer », confie en garde à vue un tueur en série brésilien

« J’ai envie de tuer », confie en garde à vue un tueur en série brésilien

Le détenu, un agent de sécurité de 26 ans placé à l’isolement dans une cellule du commissariat, à un comportement étrange. AFP

Un tueur en série brésilien interpellé le 14 octobre et ayant avoué avoir abattu 39 personnes «de rage» a déclaré en garde à vue avoir encore envie de tuer, a confié lundi un policier.

«Il a dit: +J’ai encore envie de tuer+», a déclaré le commissaire Eduardo Prado à la chaîne locale TV Anhanguera de Goiania, la capitale de l’Etat de Goiais (centre).

Thiago Henrique Gomez da Rocha «a également demandé s’il serait pénalement poursuivi s’il tuait un détenu» une fois transféré en prison, a ajouté le commissaire.

Selon le policier, le détenu, un agent de sécurité de 26 ans placé à l’isolement dans une cellule du commissariat, à un comportement étrange... Il réclame des dizaines de revues qu’il lit à voie haute et à toute vitesse, demande qu’on lui apporte de l’alcool. Il réclame en permanence du fil dentaire «et répond avec un rire sarcastique quand on lui demandait s’il compte s’en servir pour se suicider», comme il a déjà tenté de le faire en s’ouvrant les veines après son arrestation.

Interpellé après 70 jours d’enquête, il a reconnu la semaine dernière les meurtres de 39 personnes depuis 2011, dont 16 femmes, des homosexuels et des sans domicile fixe en fournissant le plus de détails possible.

Le jeune homme a assuré n’être en possession que d’une seule arme à feu. Des expertises balistiques ont confirmé qu’elle avait servi pour aux moins six des assassinats qu’il a avoués.

Il a expliqué aux enquêteurs qu’il ne connaissait pas ses victimes et «sentait une rage de tout» qui ne passait qu’en commettant des meurtres. Il avait ensuite des remords qui se transformaient en rage et il tuait de nouveau.

La police a recueilli des images de caméras de sécurité ayant filmé certains de ses meurtres et des témoignages de personnes ayant reconnu la moto du tueur.

L’enquête va à présent tenter de déterminer le profil psychologique du jeune homme, présenté par la police comme «extrêmement dangereux».