SANTÉ

Ebola : les contrôles au départ des aéroports plus efficaces qu’à l’arrivée

Ebola : les contrôles au départ des aéroports plus efficaces qu’à l’arrivée

«La meilleure approche pour réduire le risque pour la communauté mondiale est de contrôler l’épidémie à sa source», souligne le Dr Kamran Khan. AFP

Les contrôles pour détecter les voyageurs infectés par le virus d’Ebola, au départ des aéroports des pays d’Afrique de l’Ouest touchés par l’épidémie, sont plus efficaces que ceux réalisés à l’arrivée des passagers.

En l’absence de procédures de dépistage au départ (prise de température, questionnaire), trois voyageurs infectés par mois pourraient décoller des trois pays d’Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia et Sierra Leone) frappés par l’épidémie, selon une estimation de chercheurs du Canada, d’Europe et des États-Unis, publiée mardi dans la revue médicale britannique The Lancet

«La meilleure approche pour réduire le risque pour la communauté mondiale est de contrôler l’épidémie à sa source», souligne le Dr Kamran Khan de l’hôpital St Michael à Toronto (Canada), coauteur de l’étude.

«Les contrôles à l’arrivée dans les aéroports hors d’Afrique peuvent donner un sentiment de sécurité. Mais cela aurait au mieux des bénéfices marginaux et pourrait détourner des ressources précieuses au détriment d’interventions plus efficaces des services de santé publique», ajoute-t-il.

Le contrôle au départ implique trois aéroports internationaux Conakry, Monrovia et Freetown, note cette étude, alors que le filtrage à l’arrivée requiert nettement plus de moyens.

Après la France et le Royaume-Uni, la Belgique a mis en place lundi des contrôles des passagers à l’arrivée des vols en provenance de pays touchés par Ebola.

Aux États-Unis, des contrôles de température sont également en place dans certains aéroports.

L’Union européenne a en outre décidé la semaine dernière de vérifier l’efficacité des contrôles anti-Ebola menés dans les aéroports des trois pays africains touchés par l’épidémie.

L’actuelle épidémie d’Ebola, la plus sévère depuis l’identification de la maladie, a déjà tué plus de 4.500 personnes.