« On était toujours derrière lui »

Si les doutes autour des qualités de tacticien de Guy Luzon sont permis, il y a une chose qui ne peut être remise en question, c’est le lien qu’il a tissé avec son groupe.

Le jeune entraîneur, âgé de 38 ans lorsqu’il a débarqué à Sclessin, a su établir une relation de coach-copain-capable-de-crier-quand-même avec des joueurs parfois à peine moins âgés que lui. La majeure partie du noyau a apprécié travailler sous ses ordres, même si deux bémols subsistent: d’une part, le fait que quelques cadres n’aient pas partagé son goût pour la tournante en Ligue Europa la saison passée, et d’autre part, les doutes nés ces derniers temps chez certains joueurs quant à sa capacité à construire une nouvelle équipe après les nombreux transferts de l’été.

Hier, au moment de quitter un entraînement dispensé par Ivan Vukomanovic, aucun des joueurs n’accablait Luzon, comme souvent dans ce type de situation. «Si c’est une décision du Président, il faut l’accepter», estimait Igor De Camargo, qui jurait que «le groupe était toujours derrière le coach dimanche, contre Zulte». Eiji Kawashima, maintenu dans les buts liégeois malgré quelques erreurs, rappelait, lui, combien «le Standard a obtenu de bons résultats avec Luzon la saison passée». Paul-José Mpoku a de son côté remercié son ancien entraîneur pour «sa motivation et sa présence humaine dans le vestiaire».

Le message le plus fort est venu de Tony Watt. Pourtant cantonné à un rôle de remplaçant depuis son arrivée, l’attaquant écossais a souligné via Twitter qu’il n’a « rien de négatif à dire à son propos! Il m’a donné ma chance et a tout donné au club! Le football est injuste

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