POLITIQUE -

Le mandat de Di Rupo entre les mains des militants

Le mandat de Di Rupo entre les mains des militants

L’élection au suffrage universel direct des membres aura lieu les 21 et 22 novembre prochains. BELGA

L’ex-Premier ministre Elio Di Rupo a décidé de remettre son mandat de président du PS entre les mains des militants.

Elio Di Rupo redemande la confiance aux militants. C’est ce qui est ressorti samedi d’un bureau du Parti socialiste.

L’élection au suffrage universel direct des membres aura lieu les 21 et 22 novembre prochains, a indiqué le PS sur son compte Twitter.

À l’issue des élections du 25 mai dernier, Elio Di Rupo avait jugé que sa coalition était sortie renforcée du scrutin, avec trois sièges en plus et une majorité dans chaque groupe linguistique.

C’est pourtant une coalition sans le PS qui a émergé de la mission royale des co-formateurs Kris Peeters (CD&V) et Charles Michel (MR), ce dernier étant devenu samedi matin le nouveau Premier ministre de plein exercice d’un gouvernement où son parti - seule formation francophone de l’exécutif fédéral - est largement minoritaire dans le groupe francophone à la Chambre.

Nouvelle offensive

Le PS a en outre relancé l’offensive contre un gouvernement N-VA, MR, CD&V et Open Vld qu’il qualifie de «MR-NVA».

Cet exécutif «attaque la classe moyenne» et entretient le «brouillard budgétaire» en ne présentant pas les détails de son accord, estime-t-on au boulevard de l’Empereur.

Le nouveau gouvernement modifie aussi à la baisse le calcul de la pension et opère un saut d’index, «véritable impôt caché sur le travail, qui coûtera 400 euros par an à un salaire moyen», aux yeux du PS.

Le MR est particulièrement visé. Le nouveau ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine, «disait dimanche que son parti ne proposait pas de toucher à l’âge légal», note le PS. Le programme du MR ne prévoit en effet pas ce relèvement annoncé, mais bien l’accord du gouvernement de Charles Michel.

Ce dernier «disait avant les élections: "c’est très clair, nous ne souhaitons pas toucher à l’indexation"», a encore dénoncé le PS, pour qui les premières mesures gouvernementales sont «encore plus à droite que le programme électoral du MR» et «basées sur la tromperie».