Belgique-Andorre 6-0. Les Diables ont allié le résultat et le spectacle face aux amateurs d’Andorrepour ce premier match vers l’Euro 2016.

Il n’y a pas d’Hazard (touché à l’orteil), De Bruyne, après une campagne qualificative et une Coupe du monde magistrales, reste l’atout numéro 1 des Diables. Omniprésent hier soir, il a tout dynamité sur son passage. Y compris les barricades andorranes tandis que les Diables avaient d’abord touché trois fois du bois.

Un peu plus haut sur le terrain que le joueur de Wolfsburg, un autre gars a régalé les 42 000 spectateurs de ce premier match de la nouvelle campagne: Divock Origi. Élégant, ingénieux, collectif et performant. Il sera intéressant de voir si Marc Wilmots, qui a lancé Lukaku à la place du futur attaquant de Liverpool (qui se plaignait de la cuisse) à 25 minutes de la fin du supplice pyrénéen, lancera à nouveau le jeune Lillois dans trois jours en Bosnie.

Intéressant également de voir le comportement de cette équipe belge, hier soir. Elle qui, souvent, excelle dans la reconversion offensive, mais peine dès que les espaces sont fermés. Là, même si le béton andorran est bien plus sablonneux de celui de la Macédoine ou des Gallois, les Diables ont trouvé des solutions. Oui, l’ouverture de la boîte d’Andorre s’est réalisée sur un penalty (justifié). Mais auparavant, les Diables, sur des actions de plein jeu, avaient déjà réussi à perforer le mur des Principautaires, mais s’étaient donc heurtés au cadre de Pol Ferran, le gardien des Tricolors. Il y a eu de la variété, du mouvement, de l’accélération. Et de la pression qui a fait craquer la 203e nation mondiale.

Les Diables ont donc fait le job comme il faut… voire même un peu plus. Et ils ne sont de toute manière pas responsables de la faiblesse de leur adversaire.

Une faiblesse bien exploitée également par Dries Mertes, qui lui aussi s’est payé un doublé, agrémenté d’un but de la tête, ce qui doit lui arriver à peu près une fois toutes les lunes. En manque de temps de jeu à Naples, Mertens, reste décidément rarement décevant sous la vareuse nationale. D’ailleurs, franchement, si Eden Hazard sera sûrement très, très précieux durant la campagne, hier à Bruxelles, il n’y a que les joueurs d’Andorre, qui espéraient se disputer le maillot de la star de Chelsea, qui se sont désolés de l’absence d’un soir du numéro 10 des Diables.

À noter aussi que puisque Marc Wilmots avait absolument tenu à aligner le duo Defour-Nainggolan, c’était peut-être aussi pour le rôder bien gentiment en vue du choc qui attend la Belgique à Zenica, lundi. Ces deux-là, l’un à l’interception, l’autre à la passe (vers Origi, soit le… pré-assist) sont à la base du second but de De Bruyne.

Pour en revenir aux Bosniens, hier soir, tandis qu’Israel n’a pas flanché à Chypre, eux, n’ont ramené qu’un point de Cardiff. 1/6, donc, pour la bande à Dzeko qui n’aura pas (plus) le droit à l’erreur face aux Belges.