La passation de pouvoir s’opérera dans les formes, ce samedi matin, mais pour Elio Di Rupo, elle n’en sera pas moins douloureuse: sa popularité en Flandre à la hausse, et sa majorité confortée au nord du pays, le Premier ministre sortant espérait bien prolonger son bail au 16 de la rue de la Loi; on sait ce qu’il en est advenu.

Le président du PS n’a pas attendu pour dire tout le mal qu’il pense de ce «gouvernement des droites». Et pour cause: il est déjà en campagne pour renouveler son mandat à la tête du parti. Et il ne veut pas laisser au PTB le monopole de l’opposition de gauche.

Dans le même temps, à 63 ans, il retrouve un siège de député, qu’il a décroché pour la première fois le 13 décembre 1987, pour embrasser ensuite une carrière ministérielle fédérale ou régionale multiple.

Et surtout, en 2015, il va présider aux festivités de Mons, capitale culturelle de l’Europe. Un beau lot de consolation!