CYCLISME

Paris-Tours ce dimanche: Degenkolb tient Démare à l’œil

Paris-Tours ce dimanche: Degenkolb tient Démare à l’œil

Degenkolb veut finir en beauté. Reporters

Paris-Tours pourrait encore sourire à Degenkolb, tenant du titre. En cas de sprint, il devra tenir à l’œil Arnaud Démare, en grande forme.

La 108e édition de Paris-Tours s’élance ce dimanche 12 de Bonneval, avec John Degenkolb comme principal favori en cas de sprint massif. Mais de nombreux attaquants, comme Niki Terpstra ou Van Avermaet (Gallopin, malade, a déclaré forfait), sont capables de perturber les plans de l’équipe Giant-Shimano.

Les jours sont donc comptés pour ceux qui veulent conclure la saison en beauté. Mais s’imposer à Tours n’est pas donné à tout le monde: seuls les coureurs les plus solides sortent victorieux du final exigeant à négocier, au terme d’une route de près de 240 kilomètres. Dans l’hypothèse d’une arrivée au sprint avec une explication massive au bout de l’avenue de Grammont, John Degenkolb se présente comme le principal candidat à sa succession, pour un doublé qui n’a plus été réalisé à Tours depuis Philippe Gilbert (2008, 2009). Mais la partie n’est pas gagnée d’avance pour le sprinteur allemand, qui retrouvera les deux rivaux qui l’encadraient déjà sur le podium 2013: Michael Morkov, et surtout le champion de France Arnaud Démare, vainqueur de ses trois dernières courses (Championnat des Flandres, GP d’Isbergues, Eurométropole Tour, avec trois victoires d’étape).

«Je me suis surpris moi-même de gagner toutes ces courses, avoue Démare. Ce n’est pas évident de l’expliquer, mais je me sens très bien, et c’est un énorme plaisir de lever les bras avec ce maillot bleu-blanc-rouge. Je crois que ça m’aide à prolonger la saison avec autant de motivation. Gagner à Tours serait formidable, bien sûr. Je fais de mon mieux sur toutes les courses pour gagner. Ce sera aussi le gros objectif de Degenkolb. Il a eu un beau programme sur la Vuelta, et il est allé chercher une belle place sur les championnats du monde. Cela prouve qu’il est en forme, mais moi aussi. Et je sens que l’écart se réduit…»