Le front commun syndical de l’enseignement a entériné hier matin la décision, évoquée jeudi, d’organiser des arrêts de travail dans tous les établissements scolaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles les 22 et 23 octobre prochains.

Il ne s’agira pas d’une grève, mais bien d’arrêts de travail d’une heure pour permettre aux enseignants de se rendre à des réunions d’informations sur les mesures budgétaires prises par le gouvernement. Les écoles pourront choisir la date qui leur convient le mieux entre le 22 et le 23 octobre.

Les délégués et militants auront auparavant, au cours de la semaine du 13 au 17 octobre, reçu toutes les informations concernant le secteur.

Bien que les syndicats invitent les enseignants à participer aux actions générales, aucune mobilisation d’envergure n’est spécifiquement prévue pour le secteur à l’heure actuelle.

Les craintes: encadrement et barèmes

«Le taux de participation aux assemblées dans les écoles sera un bon indicateur de la force du mouvement, estime Eugène Ernst, le secrétaire général de la CSC. Avant de prévoir quoique ce soit, nous allons donc attendre les propositions et réactions de nos membres. »

Les syndicats attendent également l’officialisation des mesures budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le président de la CGSP Enseignement disait, jeudi, craindre notamment la suppression de l’augmentation barémique en fin de carrière ainsi que la diminution de l’encadrement, deux sujets actuellement sur la table des négociations.

Le gouvernement de la FWB, qui a prévu de réaliser l’année prochaine des économies d’au moins 140 millions d’euros, n’a pas réussi à boucler le conclave budgétaire jeudi soir.

Les ministres du gouvernement Demotte ont convenu de se revoir lundi pour tenter de finaliser leurs discussions.