Axel Zeebroek rêve d’un Top 10

Membre du team Uplace BMC depuis quatre ans, Zeebroek espère queson contrat sera renouvelé en fin d’année. En 2015, il en sera à sa 20e saison de triathlon. Reporters / Imago Sport

Chez les pros, cinq Belges serontau départ à Hawaïce samedi. Dontun Wallon, le Rochois Axel Zeebroek.

Quelque 2 000 triathlètes prendront, ce samedi, le départ du mythique Ironman d’Hawaï, lequel sert de support au championnat du monde. Parmi eux, 92 pros (54 hommes, 38 femmes) dont cinq Belges. En tête de liste, Frederik Van Lierde bien sûr, vainqueur de l’édition 2013, qui remettra son titre en jeu, mais aussi Bart Aernouts, Marino Vanhoenacker, Sofie Goos et le seul Wallon, Axel Zeebroek.

Ce dernier, à 36 ans, prendra part pour la quatrième fois d’affilée à cette épreuve qui lui a souri en 2012 (15e place), mais beaucoup moins lors de l’édition suivante, qu’il a bouclée à la 115e place après avoir connu une sérieuse défaillance. C’est donc animé d’un esprit revanchard que le citoyen de Bérismenil (La Roche), en province de Luxembourg, s’aligne ce samedi, à 6h45 (heure locale; 18h45, heure belge).

Revanchard et ambitieux même. «Je sais de quoi je suis capable et j’espère une place dans le Top 10, lâche cet ancien champion de Belgique de natation chez les jeunes. Maintenant, je sais qu’une quarantaine de concurrents sont capables d’y prétendre. Hawaï a ceci de particulier que les meilleurs du monde sont là, à 100 % de leurs possibilités. Il y en a une douzaine. Sur les autres Ironman, ils sont trois ou quatre. C’est tellement relevé et dense qu’avec 3 ou 4 minutes de plus, vous pouvez passer de la 8e à la 14e place. Pour faire un tout bon classement, il faut sortir la bonne course et espérer quelques abandons ou défaillances. Il est primordial d’entamer le vélo parmi les premiers, afin d’éviter de trop gros efforts lors des dépassements. Si je reste avec les sept ou huit premiers à vélo et que je cours le marathon sous les 3 h, un Top 10 est envisageable (NDLR: en 2012, lorsqu’il s’est classé 15e, il avait couru le marathon en 3h07, perdant 5 places dans le final)

Treizième à Pékin

Numéro 1 belge sur la distance olympique, 13e des JO de Pékin en 2008, après avoir entamé le secteur pédestre en tête, Zeebroek s’est reconverti sur les longues distances à partir de 2009. Non sans un certain succès d’ailleurs. Il est notamment monté sur le podium à St George (USA) en 2012 ainsi qu’à Bolton (GB) en 2010. Quatrième au même endroit cette année, ainsi qu’à Francfort en 2013, il aurait pu s’imposer à Melbourne voilà quelques mois, sans de terribles crampes d’estomac dans le final. Là encore, il se trouvait en position idéale avant d’entamer la course à pied, son point faible. D’autant qu’il doit composer ces derniers temps avec une petite gêne au talon. «Pour l’heure, je n’arrive pas bien à équilibrer mon marathon. Or, le triathlon, c’est une question d’équilibre du début à la fin», avoue d’ailleurs le Luxembourgeois qui se dit toujours en quête de ce qu’il considère comme la course parfaite. Ce sera peut-être pour aujourd’hui.