Amis lecteurs, bonjour, le journal d’information que vous tenez en main est le meilleur du monde et des environs. Sans Le Courrier, la Wallonie picarde ne serait plus en mesure de revendiquer le titre de huitième merveille du monde. Sans Le Courrier, c’est à craindre que notre population ne serait pas informée de la chance qu’elle a d’être dirigée par des femmes et des hommes politiques de génie. Sans Le Courrier, votre niveau culturel se limiterait à l’art de la culture des topinambours. Sans Le Courrier,…

Arrêtons-là, de toute façon, nous n’atteindrons jamais le niveau d’autolubrification dont seule No Télé a vraiment la maîtrise, comme elle l’a encore démontré cette semaine en ouverture d’un de ses JT.

On aurait pu s’attendre à ce que la gestion calamiteuse de la télévision locale, qui l’amène aujourd’hui au bord du gouffre financier, soit source d’un peu de sobriété. C’est raté. On aurait pu espérer que le fait de demander un quadruplement de la contribution des communes du Hainaut occidental (de 0,87€ en 2013 à 3,95€ en 2015), en pleine période d’austérité, soit de nature à favoriser le profil bas. C’est encore raté. On aurait pu estimer qu’être la télévision locale largement la plus subventionnée en Fédération Wallonie-Bruxelles et malgré tout puiser de nouveau dans la poche des contribuables locaux déjà soumis à un rude régime taxatoire, soit un motif suffisant pour éviter l’autoglorification. C’est rebelote raté.

Il est décidément bien difficile, lorsque l’on a été habitué à un certain train de vie et à s’ériger en modèle de référence, de retrouver un sens de la mesure et un peu de modestie.

Wablieft?

«Vous acceptez avec votre partenaire la danse pour fêter cela avec nous?» Wablieft? Quand un entrepreneur flamand sort le grand jeu pour marquer la rénovation de ses locaux implantés à Mouscron, le moins que l’on puisse attendre, c’est qu’il rédige l’invitation bilingue en respectant la syntaxe (ne parlons même pas de l’orthographe) la plus élémentaire; surtout si le carton d’invitation est imprimé sur du papier luxueux en lettres dorées et plus encore si, le jour «J», l’hôte n’hésite pas à sortir les petits fours et les danseuses en tutu pour en mettre plein la vue! On imagine la manière dont un patron francophone se serait fait allumer s’il avait osé inviter le gotha flandrien dans un néerlandais «baragouiné»…

Dernier détail, mais non des moins croustillants, l’entreprise en question déploie des activités de call center. Un secteur où l’emploi correct des langues est primordial, niet waar?

Silence, dans les rangs (athois)

«Silence dans les rangs» : c’est un sentiment éprouvé par les observateurs vendredi dernier à l’occasion du conseil communal d’Ath. Nous avons déjà évoqué ici ces réunions programmées en fin de semaine, le vendredi soir; souvent à la veille d’un congé, voire pendant un congé. Ou les nombreuses commissions à huis clos, devant lesquelles le Collège promet de renvoyer tout sujet quelque peu problématique évoqué devant le Conseil. Et elle a souvent résonné cette petite phrase, du style «Bon, nous inscrirons le point à l’ordre du jour de la prochaine commission X ou Y». Autant de thématiques qui ensuite disparaissent à jamais.

Le débat public, celui qu’autorise en théorie la première assemblée démocratique - celle de la commune -, est manifestement mal aimé à Ath.

Une conseillère communale a eu l’outrecuidance, la semaine dernière, de s’intéresser de très près et d’exprimer son désaccord avec la politique de la majorité PS-MR sur la thématique de l’enseignement, alors que la dernière réunion du conseil communal remontait au 21 août dernier. Depuis lors, il y eut la rentrée et son chapelet d’événements. Et une réunion, à huis clos cependant, de la commission concernée.

Interrompue à plusieurs reprises par le bourgmestre, la mandataire a éprouvé toutes les peines du monde à aller jusqu’au bout de son intervention. Laquelle appelait certainement des réponses. Mais non des gesticulations courroucées. Il était même du devoir du Collège d’établir spontanément pour le Conseil, en séance publique (même si ce fut fait à huis clos en commission), un bilan de la rentrée scolaire, de préciser les tenants et aboutissants de ses initiatives qui n’ont d’ailleurs jamais été officiellement annoncées. À travers le Conseil communal, ce sont tous les Athois/es qui sont concernés; et au moins via leurs deniers!

Le sommet a été atteint, vendredi dernier, lorsque Carine Delfanne a osé glisser, sur le ton du reproche (de faire durer les débats alors qu’on a autre chose à faire un vendredi soir?): «Vous vous êtes déjà exprimée dans la presse». Comme si l’assemblée communale avait perdu sa raison d’être dès lors qu’on s’était exprimé ailleurs. Difficile à entendre dans la bouche de celle qui fut pourtant une prêtresse des Pouvoirs locaux, auprès du ministre Courard. Mais est-ce pour cette raison qu’il ne fut pas question du tout du futur nouveau plan de stationnement, vendredi dernier, après la communication faite par le bourgmestre à travers la presse?

«Silence dans les rangs (du conseil communal)»: ce n’est évidemment pas de cette manière que l’on rendra vie et crédit à la politique, ou que l’on fera vivre la participation citoyenne. Ah, c’est voulu?

Les papas savent pourquoi…

Il y avait longtemps que nous ne nous étions plus souciés des grandes dates anniversaires qu’il convient de ne surtout pas rater sous peine de ringardise absolue. Et pour le coup, ce calendrier nous donne l’occasion d’une mauvaise blague que le lectorat féminin n’est pas près de nous pardonner…

Ce samedi 11 octobre, est décrétée «Journée Internationale des Filles», tandis que le dimanche 12 octobre est «Journée Internationale des Catastrophes naturelles»: c’est pourtant pareil, non? Tous les papas de (grandes) filles apprécieront…