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Filmé par un fermier, ce ver du lac est-il le monstre du Loch Ness islandais?

Un mouvement filmé à deux reprises par un fermier de l’est de l’Islande remue à nouveau la toile. Une commission qui étudie les vidéos depuis 2012 les a en effet authentifiées. Alors: monstre ou pas?

Egilsstadir est une petite ville de 2.500 habitants, à l’est de l’Islande. Comme toutes les contrées de l’île, la région est pétrie de légendes. Mais point d’habitants du petit peuple là-bas: on y mise plutôt sur un géant marin. À Egilsstadir, on croit être les hôtes d’un mystérieux monstre aquatique, le «Lagarfljótsormurinn», mythique «ver du lac Lagarfljot», «attesté» depuis le XIVe siècle dans ces eaux froides. Et qui a son blog officiel.

Balivernes? Peut-être. Toujours est-il qu’en 2012, Hjortur Kjerulf revendique la prime de 500.000 couronnes (3.300 euros) promise par la municipalité depuis 1997 à quiconque pourra prouve l’existence du ver. L’homme a en effet filmé un mouvement sous-marin dans le lac. Et ce à deux reprises. Interloqué, un comité d’experts s’est réuni pour authentifier, si possible, les images d’Hjortur. La décision est tombée : elles ne sont pas chiquées.

«Quelque chose de magique»

«Mon oncle a aperçu le monstre de sa fenêtre. Il m’a appelé. Je lui ai dit que c’était des débris, qu’il fallait oublier tout ça», explique à France24 Runar Snær Reynisson, neveu du vidéaste et journaliste pour la télé finlandaise. «Mais il a insisté. Et m’a montré ses plans. Je suis journaliste. Et je dois dire que c’était difficile pour moi d’expliquer ces images, qui ont quelque chose de magique».

Magique ou pas, les images ont fait exploser le site internet de l’employeur de Runar. Comme le tourisme dans la région. On se doute bien que tous les experts en biologie surnaturelle, qui échouent depuis des siècles à prouver l’existence du monstre du Loch Ness en Écosse, risquent désormais de changer de destination de vacances.

Ils risquent d’être déçus si l’une des explications avancées pour expliquer cette ondulation aquatique se vérifie: on parle d’un filet de pêche à la dérive.