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Les équipes sauvent la mise florennoise

Les équipes sauvent la mise florennoise

Les équipes florennoises peuvent être satisfaites de leur performance.

Si les jeunes judokas ont boudé la compétition amicale, les interéquipes ont redonné le sourire au JC Florennes.

Tradition immuable depuis des décennies, la première compétition amicale de la reprise s’est déroulée ce samedi au Judo Club Florennes. Un rendez-vous qui, cette année, a connu des débuts un peu compliqués.

Habitué à accueillir de très nombreux jeunes judokas dans la matinée, le club namurois n’a pas été envahi par la foule, ce week-end. En tout, «seuls» 102 préminimes, minimes et cadets ont pris part à la compétition florennoise contre 150 l’année passée. «Nous étions nous-mêmes étonnés, et un peu inquiets, de voir si peu de compétiteurs durant la matinée, se souvient Pierre Couvreur, le président du JC Florennes. Sans doute que le beau temps et la journée des communes sportives ont poussé certains combattants à faire d’autres choix. Et puis il y a peut-être aussi une question de timing: la compétition tombe peut-être trop tôt dans le calendrier.» Et le président namurois d’envisager de décaler la date de son tournoi de quelques semaines dans les prochaines années.

Mais si la matinée n’a pas été un succès, les Florennois ont malgré tout retrouver le sourire durant l’après-midi grâce à la compétition par équipes. Organisé à quelques semaines des interclubs de fin d’année, ce tournoi est avant tout l’occasion pour les judokas de se remettre dans le bain et l’opportunité pour le public de voir s’affronter quelques très bonnes équipes.

Des ambitions collectives

«Cette compétition par équipes fonctionne très bien depuis quelques années, souligne Pierre Couvreur. Cette réussite, nous la devons à la qualité de nos deux équipes florennoises (dont l’une évolue même en D1, NDLR) mais aussi à la participation récurrente d’autres excellentes écuries comme Borlez (D1) ou encore Sambreville A (D1). Ce n’est pas un hasard si une équipe comme celle d’Orléans (D2 française) revient cette année.»

Battus en finale par leurs futurs adversaires liégeois cette saison, les judokas de l’équipe première florennoise espèrent prendre leur revanche lors des interclubs de novembre. «Cela fait deux-trois ans que ce groupe tourne bien: ils ont rapidement gravi les échelons et se trouvent maintenant en D1, estime leur président. Pour peu qu’ils ne se blessent pas pendant la préparation ou la compétition officielle, ils peuvent espérer faire bien mieux que de se sauver.» Un constat partagé pour la deuxième équipe florennoise qui évoluera en D4 et dont le principal objectif sera de prendre de l’expérience et de jouer les trouble-fête.

Très fier de ses équipes et de ses judokas dans son ensemble, le club florennois reste positif après son week-end en dents de scie. «Au final, notre compétition n’aura peut-être pas réuni autant de combattants que ce que nous espérions mais l’important n’est pas toujours dans les chiffres. Ce samedi, nous avons montré que le club était volontaire et pouvait compter sur des membres disponibles. Et ça, c’est inestimable. »