NOBEL

Snowden et le pape cités pour le Nobel de la paix

La saison des prix Nobel commence lundi. Pour la paix, prix qui sera remis le 10 octobre, des candidatures en nombre record, 278, ont été reçues.

Si la liste complète est secrète, certains noms sont révélés par ceux qui les ont proposés, comme celui de Snowden, ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA) qui a révélé l’ampleur de la surveillance électronique menée par les États-Unis.

Kristian Berg Harpviken, directeur de l’Institut de recherche sur la paix d’Oslo (Prio), est l’un des rares experts à se mouiller, en publiant une liste de favoris, même s’il n’a jamais deviné le vainqueur. Cette année il met le pape en première place, devant Snowden, dont il reconnaît qu’il serait un lauréat controversé puisque «beaucoup le voient toujours comme un traître et quelqu’un qui a enfreint la loi ». François, qui est en tête des cotes du bookmaker Paddy Power, est aussi un candidat qui divise. Certains experts imaginent que le comité Nobel ne veut pas recevoir les mêmes reproches qu’avec le choix de Barack Obama en 2009, couronné moins d’un an après son arrivée à la Maison blanche.

D’autres favoris l’étaient déjà l’an dernier, comme Malala Yousafzai, militante du droit à l’éducation de 17 ans, ou le médecin Denis Mukwege, qui soigne les femmes violées dans l’est de la RDC.

Le bal s’ouvre lundi avec la médecine, puis viennent la physique mardi, la chimie mercredi, et l’économie le 13 octobre. Une récompense de 8 millions de couronnes suédoises (environ 880 000 euros) est attachée à chaque prix.