ENSEIGNEMENT

Worldskills 2019 : c’est parti pour Charleroi

Paul Magnette a présenté la candidature de Charleroi à l’organisation du Mondial des métiers.

En 2012, Spa-Francorchamps avait organisé le championnat européen des métiers (Euroskills) qui permet à des jeunes en apprentissage venus des quatre coins de l’Europe de démontrer leurs capacités dans toute une série de métiers techniques. Une compétition qui se déroule cette année à Lille.

C’est précisément dans ce cadre que Paul Magnette et une délégation carolo-wallonne sont venus officiellement déposer la candidature de Charleroi pour l’organisation du Worldskills 2019, le championnat du monde des métiers qui regroupe une septantaine de pays.

Une organisation qui devrait attirer entre 200 000 et 300 000 personnes dans la cité sambrienne si elle décroche la timbale en août prochain. C’est en effet à ce moment que l’organisation décidera qui de Kazan (Russie), Paris, Charleroi ou l’Afrique du Sud, sera celui qui accueillera des jeunes du monde entier venus rivaliser de talent en soudure, en coiffure, en art de la table ou encore en menuiserie.

Cerise sur le gâteau

Pour Charleroi, cette désignation serait une opportunité unique d’inaugurer le tout nouveau quartier de la ville dédié aux métiers et à la formation qualifiante qui verra le jour d’ici trois ans: la cité des métiers, le campus technologique et l’université ouverte vivront en effet alors dans le même environnement. Là où, il y a des dizaines d’années battait le cœur de l’enseignement technique qui a fait de Charleroi l’une des villes industrielles les plus riches au monde.

«Ce projet colle à notre identité» explique le bourgmestre de Charleroi et ministre président wallon. «C’est le reflet de 200 d’histoire industrielle et d’excellence dans les métiers techniques».

Une excellence que Charleroi ambitionne de retrouver rapidement, elle qui a investi massivement durant les quinze dernières années dans l’innovation.

Manque, précisément, la formation.

«Si nous voulons une réindustrialisation de la Wallonie, il faut de l’innovation mais aussi des travailleurs hautement qualifiés».

En somme il s’agit de retisser à Charleroi le lien entre emploi et formation.

Comme dans le reste de la Wallonie via le Plan Marshall... dont Paul Magnette est également le pilote désormais. Ça tombe bien non?