«La maladie, ce n’est pas les autres»

Véronique Barbier espère que son témoignage aidera les personnes malades. Cassandre Sturbois Cazou ASBL

Parmi les maladies prises en charge dans le cadre du projet de recherche médicale lié à Cap 48, on trouve la polyarthrite de l’enfant et du jeune adulte mais aussi le lupus erythémateux disséminé (LED).

Une maladie chronique et auto-immune qui a été diagnostiquée au début de cette année chez la journaliste Véronique Barbier, qui présente le journal de 13 heures sur la RTBF. Après une absence de plusieurs mois, elle est revenue à l’antenne. Et a accepté de témoigner pour l’opération, afin de sensibiliser la population et les inciter à faire des dons.

Comment s’est déclarée cette maladie?

C’est venu quasi du jour au lendemain. J’étais d’abord très fatiguée. Et puis des douleurs articulaires sont venues très vite. je n’ai pas compris ce qui m’arrivait…

Est-ce gênant dans votre travail?

Quand j’assure la présentation du JT à 13 h, cela va, car cet horaire me permet de me reposer l’après-midi. C’est une maladie qui est très fatiguante, avec des nuits difficiles puisque je prends de la cortisone. Pour les autres journées, plus longues, c’est plus difficile.

Témoigner, c’est important?

J’ai compris l’importance du témoignage car moi, j’ai été diagnostiquée assez vite et cela a permis d’éviter pas mal de dégâts. Dans mon malheur, j’ai eu beaucoup de chance. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Et en discutant avec mes rhumatologues, j’ai compris qu’il fallait pousser pour un diagnostic précoce. Donc c’était naturel pour moi de témoigner. Si ma maladie peut servir à cela, tant mieux.

Cela a changé votre regard sur la maladie?

Oui. J’ai un frère qui souffre de polyarthrite, et je pense ne pas avoir été assez attentive à ce qu’il avait. Donc évidemment que cela change le regard. La maladie, ce n’est pas les autres, cela peut vous tomber dessus du jour au lendemain. Et c’est sûr que cette année, mon implication dans l’opération sera différente.