Près de 93% des Flamands et 91% des Wallons se disent favorables à l’instauration d’un service minimum dans les transports publics en cas de grève. Ah bon. Difficile à croire quand on connaît le taux de syndicalisation en Wallonie… Ou alors, horreur et malheur!, des syndiqués seraient-ils, en catimini, pour le service minimum? Ce serait un peu comme si des Russes avaient osé s’opposer en son temps au diktat du parti communiste. Impensable.

Soyons un peu sérieux. Le sujet prête davantage à la déprime qu’à la rigolade. Tous les citoyens, du berceau au lit de mort, financent la SNCB et les TEC par des centaines de millions d’euros de contributions et, en échange, l’idée même d’imposer à ces services dits publics une présence minimale en cas de grève est presque considérée, par les syndicats, comme une attaque aux fondements de la démocratie sociale…

Et d’ajouter, presque triomphalement, «De toute façon, ce serait impossible à mettre en place…» Évidemment, dès lors qu’on décrète dès le début qu’on n’y arrivera pas et qu’ensuite certains sont toujours prêts à jouer les flibustiers…

Au bilan, des mesures réclamées par 90% du public sont flinguées par pur corporatisme syndical, mais officiellement au nom de la défense du service… public!

Bon sens sans frontière

Notez que d’autres résultats du sondage en question s’avèrent aussi très étonnants. Alors que l’on met souvent en exergue ce qui divise le Nord et le Sud du pays, on apprend que des deux côtés de la frontière linguistique, on se dit largement opposé à une suppression de l’index (64 et 71%), favorable à une obligation faite aux bénéficiaires du revenu d’intégration d’effectuer des travaux d’intérêt général (80 et 72%), d’accord pour imposer davantage les grandes fortunes (75 et 81%) ou encore tout à fait disposé à envisager une réduction de la dotation de la famille royale (83 et 74%).

Une seule conclusion à tirer de tout ceci: le bon sens ne connaît pas les frontières!

Équipe nationale (des Belges de l’étranger)

Marc Wilmots a dévoilé sa sélection des «Diables» chargés de remettre Andorre et la Bosnie à leur place. On se demandait quel lapin le coach allait cette fois sortir de son chapeau. Réponse: le dénommé Jason Denayer. Le gaillard en question évolue dans le célébrissime club du Celtic de Glasgow et déploie donc ses talents dans le très prestigieux championnat écossais, largement supérieur à notre compétition nationale où n’évoluent que des manches, comme tout le monde le sait (en tout cas comme notre entraîneur fédéral semble clairement le penser).

Et si on rebaptisait l’équipe nationale belge? Car ne serait-il pas plus indiqué dorénavant de parler de «L’équipe nationale des Belges de l’étranger»?

De belles images, trop peu d’informations à Ath

Le site internet de la Ville d’Ath a récemment fait l’objet d’un lifting (attendu).

Chacun sait cependant qu’un site web nécessite un important travail de mise à jour. Il faut le «faire vivre». Ce n’est donc qu’au bout de quelques mois de fonctionnement que l’on verra si le site www.ath.be est réellement «revitalisé». Ce n’est pas forcément gagné, quand on voit qu’une information (vite «périmée») ayant trait au week-end dernier se trouvait toujours en ligne, ce vendredi midi.

Plus fondamentalement, et nous l’avons déjà évoqué ici, il serait urgent que la Ville d’Ath repense en profondeur sa communication, afin que celle-ci prenne aussi une dimension «intelligente» qui facilite la participation citoyenne. Il avait été question, in illo tempore, de consulter des spécialistes extérieurs. On imagine que ce ne fut finalement pas le cas.

Hier soir, le conseil communal devait approuver une dépense de quelque 20 000€ (!) pour acquérir «deux appareils photos reflex numériques, ainsi que trois objectifs et des accessoires à savoir des poignées d’alimentation, des batteries supplémentaires, des cartes SD, des filtres de protection pour les objectifs et des sacs de transport.» Et la note de préciser: « Ce matériel permettra non seulement la prise de photos mais également de bandes vidéos HD (haute définition).»

L’investissement illustre sans doute à merveille une certaine stratégie de communication: panem et circenses. Des photos et des vidéos. Comme pour transformer le site web communal (dont le fonctionnement est supporté par les citoyens) en une mosaïque d’images (forcément joyeuses et positives) récoltées par une cohorte de «reporters». Et cela à l’heure où chacun envoie des «selfies» et immortalise la moindre séquence de vie locale sur son GSM avant de l’envoyer vers You Tube.

Et pendant ce temps, le visiteur fouille toujours le site web athois pour découvrir l’annonce d’une réunion publique d’information sur un projet immobilier quelconque du côté de la chaussée de Mons. Et tente désespérément de trouver la moindre once d’information sur la fermeture d’une école communale ou la réorganisation de l’accueil pré-scolaire dans certains villages.

Allez, circulez. Ou plutôt: «Allez, regardez. Et ne commencez surtout pas à réfléchir…»