JUDICIAIRE -

Mohamed Jratlou reste en prison, il nie toujours les faits

Mohamed Jratlou reste en prison, il nie toujours les faits

Le père de Younes a à nouveau demandé sa libération devant le TAP. Belga

Condamné à 9 ans de prison pour la mort de son fils, Mohamed Jratlou a de nouveau demandé sa libération.

Le tribunal de l’application des peines (TAP) de Mons a rejeté mardi une nouvelle demande de libération conditionnelle introduite par Mohamed Jratlou, condamné en juin 2012 à neuf ans de prison par la cour d’assises du Hainaut pour la mort de son fils Younes, a indiqué jeudi son avocat Guillaume Taeke à l’agence Belga.

Mohamed Jratlou avait été reconnu coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de son fils de 4 ans, sans intention de la donner.

La nuit du 25 au 26 octobre 2009, Mohamed Jratlou et son épouse s’étaient violemment disputés. L’épouse avait alors quitté le domicile familial pour se rendre chez son médecin traitant. Selon le verdict de la cour d’assises, Mohamed Jratlou avait alors étouffé son fils pour l’empêcher de crier ou de rejoindre sa mère, avant de se débarrasser du corps dans la Douve et de déclarer sa disparition à la police.

La dépouille de Younes avait été retrouvée le 10 novembre dans les eaux de la Lys à Comines, quinze jours après sa disparition.

Il continue de nier les faits reprochés

En octobre 2013, le TAP de Mons avait rejeté une première demande de libération conditionnelle de Mohamed Jratlou, qui avait effectué le tiers de sa peine. Le tribunal avait suivi le réquisitoire du ministère public qui s’opposait à la demande car l’homme continuait à nier les faits malgré sa condamnation par la cour d’assises.

La nouvelle demande de libération conditionnelle a été rejetée mardi pour les mêmes raisons, a précisé son avocat Me Guillaume Taeke. «Elle contenait des éléments semblables à ceux d’octobre 2013 mais nous sommes dans une impasse si des modifications ne sont pas apportées dans un sens ou dans l’autre. C’est la difficulté de ce dossier.»

Une lecture du dossier a par ailleurs été entamée en présence du père de Younes, de sa famille et d’assistants judiciaires. L’objectif est de faire ressortir de nouveaux éléments ou de pousser Mohamed Jratlou à reconnaître les faits.

Mohamed Jratlou pourra introduire une nouvelle demande de libération conditionnelle auprès du TAP au début de l’année prochaine.