SANTÉ -

Ebola : au nom de l’urgence, il y a obligation de prendre des décisions rapidement

Ebola : au nom de l’urgence, il y a obligation de prendre des décisions rapidement

Jean-Pascal Labille a pris contact avec ses collègues de la Défense, Pieter De Crem, et de l’Intérieur, Melchior Wathelet, pour voir comment coordonner les actions. BELGA

Il faut 2.000 lits d’isolation pour espérer circonscrire l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en Sierra Leone, au Libéria et en Guinée.

C’est ce qui est ressorti de la réunion organisée mercredi entre le ministre belge de la Coopération au développement Jean-Pascal Labille et le directeur des opérations de Médecins sans Frontières (MSF) Brice De La Vigne. Sans action urgente, les hôpitaux risquent de contribuer à l’amplification de l’épidémie.

La réunion a permis, en une heure, de faire le point de la situation sur le terrain et des besoins des associations. Il faudrait 2.000 lits d’isolation, qui permettraient à la fois de circonscrire l’épidémie et de mieux soigner les patients atteints de cette fièvre hémorragique. «Pris à temps, les patients peuvent guérir s’ils sont bien nourris et hydratés», relève-t-on au cabinet du ministre.

Rien qu’à Monrovia, la capitale du Libéria, il faudrait 750 lits, alors qu’il n’y en a actuellement que 200.

Jean-Pascal Labille a pris contact avec ses collègues de la Défense, Pieter De Crem, et de l’Intérieur, Melchior Wathelet, pour voir comment coordonner les actions. «Nous avons besoin de l’efficacité de l’armée et du matériel de la Protection civile, comme des lits», note le porte-parole de M. Labille.

Le ministre de la Coopération au développement se rendra lundi au sommet européen consacré à l’épidémie d’Ebola. «L’objectif, ce sera d’obtenir des engagements des ministres européens, des engagements qui soient vraiment liés aux besoins relevés sur place.»