CHARLEROI

Trois ans de travaux pour le ring de Charleroi

Trois ans de travaux pour le ring de Charleroi

Inauguré en 1975, le «petit ring» voit passer 47 000 voitures par jour. Un lifting s’impose, il démarre ce 22 septembre. EdA

Le «petit ring» est en mauvais état. Après 40 ans de trafic intense, il entame un lifting. Avec des conséquences pour toute la mobilité.

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Trois ans, 1 095 jours. Pour des tas d’automobilistes impatients et/ou irritables, on peut déjà parler d’éternité. Trois ans qui démarrent dès ce lundi 22 septembre et durant lesquels les chantiers de rénovation vont s’enchaîner sur le R9. En tout, ce sont six phases qui sont prévues, égrenées sur trois des dix zones qui avaient été délimitées lors de la construction, dans les années 1970, de ce ring urbain, partiellement aérien, le seul de Belgique à sens unique.

C’est en 1975 que le «petit ring» de Charleroi a été inauguré et au fil de ces 40 ans, il est devenu un outil de mobilité incontournable pour la métropole. Avec les chiffres qui en découlent, et sont en constante augmentation: la structure routière accuse désormais un trafic journalier moyen de 47 000 véhicules, avec des pics pouvant dépasser les 50 000 véhicules dans la zone d’échange de flux avec l’autoroute A503.

C’est évidemment là que l’usure et les dégradations sont les plus flagrantes, c’est là que les travaux seront les plus intenses. Au total, c’est 1,8 kilomètre sur les 5,6 kilomètres que compte le R9 qui sera entièrement remis à neuf.

Interventions sur les faces supérieures et inférieures

Sébastien Houdart est l’ingénieur dirigeant du projet au sein du SPW. Il dresse le bilan: «Les trois zones où nous interviendrons ont été réalisées, à l’époque, avec des matériaux et des techniques variables. Les chantiers varieront dès lors dans leur nature et leur impact. Mais, globalement, on constate, tout du long, une déficience d’étanchéité, une dégradation des joints de dilatation, un éclairage vétuste et des glissières de sécurité qui ne répondent plus aux normes européennes».

Cela, c’est pour la face supérieure du R9. Chacune des six phases de chantier comptera également des interventions sur la partie inférieure des viaducs, des ponts et de leurs pilastres.

«Outre les spécificités constatées à certains endroits précis, comme la poutre métallique 138 à moitié mangée par la rouille ou les becs cantilever du pont de l’Abeille qui sont hors d’usage, poursuit l’ingénieur dirigeant, les chantiers suivront tous le même schéma: la mise à nu des tabliers sera suivie par le renforcement de la structure pour finir par la mise en place des nouveaux équipements.»

Car, au-delà des rénovations structurelles annoncées, la promesse est faite aux Carolos: avec de nouvelles couleurs, de nouveaux éclairages, de nouvelles glissières de sécurité, la portion du R9 qui leur sera rendue ne ressemblera plus en rien au «petit ring» de 1975. Mais ça, ce sera dans trois ans, 1 095 jours, une éternité.