SANTÉ -

Un deuxième cœur artificiel implanté en France

Un deuxième cœur artificiel implanté en France

Le cœur artificiel pèse 900 grammes

Un deuxième cœur artificiel Carmat a été implanté sur un patient au centre hospitalier universitaire de Nantes. La précédente tentative, réalisée à Paris, s’était soldée par la mort du patient 75 jours après la pose de cette bioprothèse de haute technologie.

«Tout se serait très bien passé, mais on ne sait rien du patient», relève Libération sur son site internet qui, comme France Inter, fait état de cette nouvelle intervention faite il y quelques semaines «dans la plus grande discrétion». D’après Libération, cette opération a été menée par l’équipe du Pr Daniel Duveau, l’un des chirurgiens senior présents, avec le professeur Christian Latrémouille, lors de la première implantation d’un cœur artificiel Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris le 18 décembre 2013.

Le premier malade, âgé de 76 ans, Claude Dany, souffrait d’une grave insuffisance cardiaque. Il est mort 75 jours après la pose de la bioprothèse. Une défaillance technique de l’appareil avait alors été évoquée pour expliquer ce décès.

 

 

 

Des essais sur quatre patients

 

 

 

Après la mort de Claude Dany, le 2 mars, la société Carmat avait précisé qu’elle maintenait son programme d’essais comprenant quatre patients «au pronostic vital engagé à brève échéance». Elle avait ensuite annoncé le 16 juillet avoir été autorisée à reprendre les essais de son cœur artificiel. Le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires ont émis un avis favorable à la reprise du recrutement des trois patients suivants, avait également indiqué Carmat.

 

 

 

La société avait fait valoir que le critère de succès retenu pour ces premiers essais était la «survie à 30 jours» des patients et «qu’avec 74 jours de survie», la première implantation était «probante».

 

 

 

Le cœur artificiel Carmat n’est pas destiné à faire patienter un malade en attente de greffe cardiaque mais à remplacer définitivement le cœur défaillant, selon ses concepteurs. Cette prothèse présente la particularité d’être recouverte à l’intérieur de «biomatériaux» tiré de tissus animaux, afin d’éviter d’avoir à donner au malade des anticoagulants pour empêcher la formation de caillots. En raison de son poids (900 grammes), ce modèle est réservé pour l’instant à des gens présentant une certaine corpulence. Autre obstacle: son coût élevé.