NAMUR

Recours au Conseil d’Etat contre le règlement anti-mendicité à Namur

Recours au Conseil d’Etat contre le règlement anti-mendicité à Namur

- EDA - Jacques DUCHATEAU

La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et l’asbl Luttes Solidarités Travail (LST) ont introduit vendredi un recours en suspension et en annulation devant le Conseil d’Etat contre le règlement anti-mendicité de la Ville de Namur.

Entré en vigueur le 1er juillet dernier pour une durée d’un an, cet arrêté communal interdit de demander une quelconque aide sous forme d’aumône ou en proposant un service dans le centre-ville. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, regrette ce recours devant le Conseil d’Etat qui ne le surprend toutefois pas.

«La Ville interdit la possibilité pour les mendiants de faire la manche sur l’ensemble du territoire du centre-ville mais l’autorise à des conditions très restrictives dans des secteurs où il est absolument inutile de mendier en raison de la faible fréquentation des donateurs potentiels», constatent la LDH et LST, précisant que d’autres communes ont pris des mesures similaires. «Leur but est explicite: plutôt que de lutter contre la pauvreté, il faut chasser les pauvres.»

La mendicité a été dépénalisée en 1993. En 1997, le Conseil d’Etat a estimé qu’une commune ne pouvait, au nom de l’ordre et de la tranquillité publics, interdire la mendicité de manière générale sur son territoire, rappellent les requérants. «La Ville de Namur a tenté de contourner cette jurisprudence de manière pour le moins grossière et cynique», estiment-ils.

Si le recours introduit par la LDH et LST ne surprend pas Maxime Prévot, il ne partage évidemment pas leur position. «Nous n’avons jamais fait de chasse à la pauvreté et la Ville a toujours gardé un dispositif d’accompagnement social. Mais nous ne pouvions plus avoir une politique de l’autruche face à ces réseaux», a-t-il réagi.

«Nous avons travaillé depuis plusieurs années sur la thématique de la mendicité pour passer en revue le champ des possibles afin de mettre un dispositif en place pour combattre les réseaux de traite des êtres humains. D’ailleurs, lors d’une réunion d’évaluation intermédiaire voici quelques jours, les acteurs concernés, comme les travailleurs sociaux et policiers, ont convenu que la mesure avait déjà permis que ces réseaux quittent Namur, sans que les sans-abri locaux ne soient mis en difficulté», a expliqué le bourgmestre namurois.

Entré en vigueur le 1er juillet dernier pour une durée d’un an, cet arrêté communal interdit de demander une quelconque aide sous forme d’aumône ou en proposant un service dans le centre-ville. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, regrette ce recours devant le Conseil d’Etat qui ne le surprend toutefois pas.

«La Ville interdit la possibilité pour les mendiants de faire la manche sur l’ensemble du territoire du centre-ville mais l’autorise à des conditions très restrictives dans des secteurs où il est absolument inutile de mendier en raison de la faible fréquentation des donateurs potentiels», constatent la LDH et LST, précisant que d’autres communes ont pris des mesures similaires. «Leur but est explicite: plutôt que de lutter contre la pauvreté, il faut chasser les pauvres.»

La mendicité a été dépénalisée en 1993. En 1997, le Conseil d’Etat a estimé qu’une commune ne pouvait, au nom de l’ordre et de la tranquillité publics, interdire la mendicité de manière générale sur son territoire, rappellent les requérants. «La Ville de Namur a tenté de contourner cette jurisprudence de manière pour le moins grossière et cynique», estiment-ils.

Si le recours introduit par la LDH et LST ne surprend pas Maxime Prévot, il ne partage évidemment pas leur position. «Nous n’avons jamais fait de chasse à la pauvreté et la Ville a toujours gardé un dispositif d’accompagnement social. Mais nous ne pouvions plus avoir une politique de l’autruche face à ces réseaux», a-t-il réagi.

«Nous avons travaillé depuis plusieurs années sur la thématique de la mendicité pour passer en revue le champ des possibles afin de mettre un dispositif en place pour combattre les réseaux de traite des êtres humains. D’ailleurs, lors d’une réunion d’évaluation intermédiaire voici quelques jours, les acteurs concernés, comme les travailleurs sociaux et policiers, ont convenu que la mesure avait déjà permis que ces réseaux quittent Namur, sans que les sans-abri locaux ne soient mis en difficulté», a expliqué le bourgmestre namurois.


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