Les bouddhistes sont les plus tolérants

Les bouddhistes sont les plus tolérants

De plus en plus de gens pratiquent le bouddhisme en Belgique, poussés par une envie d’introspection. © Spiegel TV/Sebastian Woithe

Une étude de l’UCL révèle que les adeptes de Bouddha sont les plus enclins à l’altruisme et à l’absence de préjugés.

Durant tout ce week-end, le centre diocésain de Malines accueille la 8e édition du congrès international de l’UTSE (Union of Thai Sangha in Europe).

C’est que le bouddhisme a de plus en plus la cote chez nous. Peut-être pour son côté tolérant dans une société de snipers (lire par ailleurs).

Mais, justement, le bouddhisme est-il réellement tolérant?

Selon une étude récemment réalisée par Magali Clobert, de l’UCL, il semble bien que oui. La chercheuse a ainsi analysé le comportement d’étudiants francophones invités à réaliser une tâche dans trois locaux différents. Le premier était décoré d’images bouddhistes, le second d’images musulmanes, et le troisième était dénué de décoration.

Magali Clobert a ensuite mesuré la prosocialité (degré d’altruisme) et les préjugés ou discriminations des étudiants concernés… envers les Flamands. Résultat: par rapport aux deux autres conditions (images musulmanes ou pas d’images), l’exposition indirecte à des images bouddhistes a bel et bien augmenté la générosité des étudiants et fait diminuer leurs préjugés anti-flamands!

« Ces résultats ne permettent peut-être pas de résoudre nos problèmes communautaires», explique la chercheuse de l’UCL.

«Mais ils apportent un regard neuf à la question de savoir si toutes les religions sont les mêmes quant à leurs effets sociaux. Ils confirment également qu’une perception positive du bouddhisme en Occident ne se base pas uniquement sur des stéréotypes mais reflète une réalité empirique qui semble être vécue tant en Orient qu’en Occident».

Pas une première

Cette étude ne vient cela dit que confirmer une série de trois autres, également réalisées récemment par l’UCL en collaboration avec des chercheurs taïwanais.

Celles-ci avaient démontré qu’il existait un lien indubitable entre l’intensité des croyances et pratiques bouddhistes et l’absence de discrimination envers des groupes ethniques, religieux ou moraux (comme les homosexuels). Ce qui, ajoute-t-on à l’UCL, n’est pas le cas dans des études réalisées en contexte monothéiste.

La tolérance semble donc bien être un apanage du bouddhisme.