MUSIQUE -

Esperanzah! : Rafael Espinel, showman de la Chiva Gantiva

La Chiva Gantiva est devenu un des groupes belges qui comptent. Avec son cocktail de rock, de funk, de cumbia et de musiques africaines, il est devenu la coqueluche de nombreux festivals. Normal, leurs prestations sont à chaque fois électriques. Comme le prouvent ces photos prises ce jeudi à Esperanzah!

Juste avant le concert, on croise Rafael Espinel, le chanteur de la Chiva Gantiva sur le site de l’abbaye de Floreffe, incognito parmi le public. Il est tout sourire et déjà plein d’énergie. «Je me prépare comme tu vois». Rafael montre sa tenue qui l’assimile à un simple festivalier. L’homme est comme ça, toujours sur le qui-vive, ravi de ses rencontres.

Sur scène, Espinel n’est plus un homme dans la foule, il capte tous les regards, toutes les attentions. Il ne lésine sur les efforts, tandis que les autres musiciens de groupe prouvent au public toute l’étendue de leur talent. C’est vitaminé, énergique. Ça se moque des frontières et des étiquettes. La Chiva, c’est de la joie version atomique.

Espinel en bonne bête de scène aime retirer ses liquettes au fur et à mesure. La veste tombe, puis, c’est au tour de la chemise. Il termine torse nu. Entre-temps, il a joué des percussions et de la guitare. Courant dans tous les sens, invitant le public à faire de même. La température monte Coté Cour.

Après le concert, séance de dédicaces au stand où se vendent les disques. Rafael embrasse quelques potes venus le saluer. Ils serrent des pinces avec toujours ce sourire généreux aux lèvres. Il me lance: «J’espère que tu as bien bossé». Je lui réponds que je pense qu’il y a quelques bons clichés. «C’est bien il faut savoir rester modeste». Dans quelques instants, celui-là se refondra dans la foule.