POLITIQUE

Deleuze recentre Ecolo sur la question environnementale: «La destruction de la planète, c’est là»

Deleuze recentre Ecolo sur la question environnementale: «La destruction de la planète, c’est là»

- Belga

Si les citoyens votent Ecolo, c’est d’abord parce que le parti est le premier défenseur de la planète, a fait comprendre mercredi le co-président des Verts francophones, Olivier Deleuze, au micro de «La Première».

Au cours de l’entretien, le co-président sortant a insisté sur la question environnementale, comme particularité d’Ecolo. Il y a quelques jours, dans une interview accordée à l’Echo, sa collègue Emily Hoyos parlait quant à elle d’ADN du parti.

«Les gens votent Ecolo parce qu’ils pensent qu’on est en train de défendre le socle de notre bien-être, le capital naturel», a déclaré Deleuze.

D’ailleurs, le parti a réalisé ses deux plus gros scores électoraux en 1999 et en 2009, quand la question de la dioxine d’abord et celle du réchauffement climatique ensuite occupaient le devant de la scène, et que s’y étaient ajoutés des problèmes de gouvernance publique.

«La destruction de la planète, c’est là»

Ecologiste de la première heure, Deleuze se montre relativement confiant sur l’avenir de son parti. Aucun parti écologiste européen n’a disparu, a-t-il fait remarquer. «Pourquoi? Parce que la destruction de la planète, c’est là. Et il n’y a qu’une formation politique qui prend ça sérieusement en compte, c’est Ecolo.»

Autre voie de redressement, selon le co-président et bourgmestre de Watermael-Boitsfort: l’ancrage local d’Ecolo. La présence dans les communes favorise une «dédiabolisation» du parti qui peut apparaître comme celui des solutions «concrètes, du quotidien».

Deleuze se refuse à parler d’Ecolo comme d’un parti de gauche. «Cela fait 30 ans que l’on me pose cette question. Mais comme il y a extrêmement longtemps que je ne vais plus au confessionnal, je ne réponds plus à cette question». Il jette aussi un sort au PTB, parti de gauche radicale qui a sans doute capté une partie des voix qui étaient allées à Ecolo il y a 5 ans. «Je crois que c’est un effet de mode, que l’extrême gauche, ça appartient au passé (...) Cette idéologie à fort relent totalitaire, c’est le passé.»

«On aurait dû être clairs tout de suite sur le photovoltaïque»

Parmi les motifs qui ont provoqué la défaite d’Ecolo, Deleuze pointe le dossier du photovoltaïque, qu’a dû gérer Jean-Marc Nollet au gouvernement wallon.

«On aurait dû être plus clairs tout de suite sur le problème du photovoltaïque et dire tout de suite qu’il y avait vraiment un problème parce que les aides étaient trop élevées.»