Alliés traditionnels d’Israël, mais aussi de l’Arabie Saoudite, les États-Unis sont singulièrement absents de la scène, alors que la bataille fait rage dans la bande de Gaza.

Même si, comme le souligne François Heisbourg (cf. ci-contre), l’opinion publique états-unienne, traditionnellement favorable à Israël, est aujourd’hui beaucoup plus partagée.

«Mais on ne peut parler d’échec: Barack Obama a compris que l’opinion publique aux États-Unis est désormais avant tout isolationniste et ne veut plus entendre parler d’un conflit extérieur, spécialement au Proche-Orient», poursuit le président de l’ISS. «Le silence de Hillary Clinton en témoigne: elle ne veut pas compromettre ses chances à la présidentielle de 2016».

Pour Alexandre dell Valle, il y a au contraire «un échec total de la politique américaine au Proche-Orient»: les États-Unis en sont revenus de leur «rêve démocratique» et constatent en Libye, en Syrie ou en Irak, «qu’il est plus facile de faire tomber un régime dictatorial que de reconstruire un État qui assure la sécurité de ses citoyens. Leur politique a ouvert la porte au délire du califat» incarné dans une partie de l’Irak par l’État islamique au Levant.

Pour le consultant en géopolitique, «la priorité des États-Unis est désormais en Asie, le continent en pleine croissance, où ils affrontent l’expansionnisme chinois».