Nouvelle affaire pour Nicolas Sarkozy

Après la campagne de 2012... La justice française a ouvert une enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy sur des soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2007. AFP

Une enquête a été ouverte sur la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, selon Aujourd’hui en France/Le Parisien.

La justice française a ouvert une enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy sur des soupçons de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2007, écrit ce mardi le quotidien Aujourd’hui en France/Le Parisien, alors qu’une enquête est déjà en cours concernant la campagne de 2012.

Selon le quotidien, qui ne cite pas ses sources, le procureur de Paris a «ouvert en toute discrétion, début juillet» une nouvelle enquête préliminaire visant Nicolas Sarkozy et son parti de droite en pleine tourmente, l’UMP, sur des soupçons de financement illégal de la campagne voici sept ans.

Une première perquisition a eu lieu le 8 juillet dans la foulée de l’ouverture de cette enquête qui en est «à ses balbutiements», selon le journal.

«Un système de fausses factures présumé»

Selon le quotidien populaire, «les investigations visent un système de fausses factures présumé» qui auraient permis «d’imputer frauduleusement des dépenses de campagne du candidat sur les comptes de son parti».

Ces investigations s’apparentent à celles déjà menées depuis le 27 juin concernant des malversations présumées lors de la campagne malheureuse du président sortant en 2012.

Comme dans cette enquête, surnommée par la presse «l’affaire Bygmalion» du nom d’une société ayant facturé des dépenses à l’UMP, «une société impliquée dans la campagne 2007 aurait facturé diverses prestations à l’UMP, alors qu’elles avaient été assurées pour le compte du candidat Sarkozy», selon le quotidien.

Déjà mis en examen pour «trafic d’influence, corruption active et recel de violation du secret de l’instruction» dans une affaire d’écoutes téléphoniques, l’ancien président est au centre de plusieurs dossiers judiciaires susceptibles de contrarier son éventuel retour en politique.