GOUVERNEMENT FEDERAL

Dix ministres pour Kris Peeters ?

Dix ministres pour Kris Peeters ?

Kris Peeters a retrouvé le sourire. BELGA

Le gouvernement «suédois » sera resserré. Dix ministres, cinq MR et cinq Flamands, volonté de la N-VA. Voici le casting qui circule déjà en coulisses.

Un café fort à droite et bien serré. Le futur gouvernement fédéral annonce la couleur. Il reste bien entendu du grain à moudre et à négocier avant de distribuer les strapontins. Mais le partage est déjà bien entamé même si officiellement, «c’est prématuré».

On passerait d’une équipe fédérale de 19 postes à une de 14 ou 15. Le gouvernement Di Rupo comptait 12 ministres et 6 secrétaires d’État. Un Premier CD&V, qui serait Kris Peeters, et ses dix ministres, cela donne cinq Flamands et cinq MR. Pour équilibrer, il faudrait rajouter 3 ou 4 secrétaires d’État (1 MR, 3 Flamands).

Trois ministres N-VA

La N-VA, en premier, souhaite un gouvernement qui ne soit pas pléthorique, pour deux raisons. Tout d’abord, par efficacité et pour économiser des strapontins. Mais aussi parce que le parti de Bart De Wever doit trouver des nationalistes flamands ouverts à de telles responsabilités… au sommet du pays. Ils ne sont pas légion.

L’ancien commentateur politique vedette de la VRT, Sigfried Bracke, est cité en premier. On pense au chef de file N-VA au fédéral Jan Jambon, et à la jolie députée d’origine kurde (et très anti PS) Zuhal Demir. Mais ça ferait deux anversois.

En attendant, mauvaise nouvelle pour le MR qui rêvait de sept ministres, un record, dans ce gouvernement? Pas forcément et pour deux raisons aussi. Tout d’abord, le MR pourra se différencier et tancer «l’armée mexicaine francophone » où PS et cdH viennent de multiplier les sbires. Ensuite, le MR pourrait bien récupérer la prestigieuse présidence de la Chambre, pour un Daniel Bacquelaine ou un Hervé Jamar, voire Christine Defraigne.

Le libéral flamand Patrick Dewael y preste actuellement l’intérim. Il pourrait devenir ministre flamand, voire même accéder au poste de commissaire européen. Ce poste européen est tant convoité qu’il a déjà alimenté les rêves et espérances les plus variés. Le CD&V y placerait d’ailleurs bien Pieter De Crem, qui ne serait pas reconduit au fédéral.

Un Premier et un ministre CD&V

Mais l’appétit des sociaux-chrétiens flamands pourrait passer pour de la voracité déplacée. Il faudra faire les comptes. En attendant, le CD&V décrochera le Graal suprême, le «16 » pour Kris Peeters et un poste de ministre. Le CD&V devrait privilégier sa tendance «à gauche » en la personne de Koen Geens qui rempilerait aux finances. Le CD &V pourrait peut-être quémander un poste de secrétaire d’État.

Un ministre Open-VLD

L’Open-VLD devrait aligner l’équipe gagnante suivante: Alexander De Croo comme ministre et Maggie De Block comme secrétaire d’État. Annemie Turtelboom, qui n’a guère convaincu ni à la justice ni aux élections sur Anvers, s’en irait.

Cinq ministres MR

Et le MR? Cinq ministres et un secrétaire d’État. Dans les évidents, Didier Reynders et Olivier Chastel. Hervé Jamar, libéral social de Hannut, s’imposerait: il ferait aussi de l’ombre au nouveau ministre wallon PS, Christophe Lacroix de Wanze. Il faudra des femmes: la liégeoise Christine Defraigne et/ou la tournaisienne Marie-Christine Marghem. Willy Borsus, avec un effort linguistique. Jean-Luc Crucke deviendrait alors le général en chef de l’opposition wallonne. Mais on s’attend à une surprise du chef Michel. L’économiste issu du monde catholique Étienne de Callatay a toutes les chances d’être convié.