A 36 ans, l'étoile montante du cdH accède à une responsabilité politique de premier plan que de nombreux observateurs lui prédisaient. Maxime Prévot s'est imposé en quelques années comme l'une des figures d'avenir d'un parti centriste francophone qui, malgré sa mue, n'a pu renouer avec le succès électoral.

Né le 9 avril 1978, Maxime Prévot est licencié en sciences politiques et en droit et gestion des nouvelles technologies de l'information des Facultés de Namur et de l'UCL.

Il débute sa carrière professionnelle chez PricewaterhouseCoopers avant d'entrer pleinement en politique. En 2004, il devient directeur politique d'un cdH dirigé alors par Joëlle Milquet désireuse de recruter des jeunes talents. Il occupera cette fonction jusqu'en décembre 2006 lorsqu'il prête serment comme échevin de la Ville de Namur.

A ce poste, il est l'une des éminences grises de l'ex-PSC qui vient de renouer avec le pouvoir en Wallonie et à Bruxelles après 5 années passées d'opposition. Un nouveau ministre fait également son apparition à l'époque, Benoît Lutgen, lui aussi recruté par Joëlle Milquet et ex-secrétaire général du parti. Il gagne manifestement la confiance de la présidente puisqu'il participe en 2007 à quelques une des réunions de l'Orange bleue, la coalition que libéraux et chrétiens-démocrates (alliés en Flandre à la N-VA) ne parviendront jamais à former.

Maxime Prévot devient député à la Chambre en 2007. Deux ans plus tard, il est élu au parlement wallon où il exerce la fonction de chef de groupe. Il s'impose rapidement comme l'une des locomotives électorales de sa région. En 2009, il loupe de peu la première place en voix de préférence de sa circonscription mais la remporte haut la main le 25 mai dernier, en receuillant près de 22.000 suffrages sur son nom.

En 2006, le cdH emmené par Jacques Etienne envoie dans l'opposition le PS à la Ville de Namur, une première depuis la fusion des communes. La prise est de taille pour les centristes qui décrochent le maïorat de la 3e ville wallonne. Maxime Prévot devient échevin. En mars 2012, Jacques Etienne lui cède les clés de l'Hôtel de Ville, quelques mois avant les élections communales. En octobre, le jeune bourgmestre relève le défi au-delà des espérances: le cdH supplante le PS à la première place dans la cité du Grognon.

Maxime Prévot est depuis lors l'homme en vue du cdH. Lors de l'installation chahutée du parlement wallon, il est désigné au perchoir. Il apparaît régulièrement aux côtés du président Benoît Lutgen pendant les négociations en vue de former des gouvernements en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Son nom était cité pour un poste ministériel, et vraisemblablement la vice-présidence du gouvernement wallon détenue jusque-là par André Antoine. Le scénario contenait toutefois un écueil de taille: à plusieurs reprises, il a assuré qu'il ne quitterait pas le maïorat de Namur. Maxime Prévot l'a contourné. A la manière de Rudy Demotte à Tournai et de Paul Furlan à Thuin, il déléguera l'exercice des fonctions maïorale à une échevine: Anne Barzin (MR).

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