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Ils travaillent dans l’ombre des artistes

Ils travaillent dans l’ombre des artistes

Mathieu Clobert cherche des pros pour le conseiller et donner un max de visibilité à son 2e album. imagesports.be

Pour la première fois,les Francofolies organisent des rencontres entre les artistes et professionnels de la musique. Des métiers de l’ombre.

Dans l’ambiance feutrée du théâtre du Casino de Spa, les Francofolies ont programmé chaque jour trois artistes en formule acoustique, des artistes belges ou canadiens que le festival veut soutenir. Ces showcases sont réservés en priorité aux professionnels de la musique: labels, programmateurs, producteurs, tourneurs… des métiers peu connus du grand public, qui travaillent dans l’ombre des artistes.

Le premier à inaugurer la formule de ces «5 à 7 pro », c’est Mathieu Clobert. Le jeune auteur-compositeur de 22 ans avait remporté le «Carrefour des talents » il y a quatre ans. Un prix qui lui a permis de sortir son premier album et d’être programmé l’année suivante au festival.

Lors de ces Francos 2014, Mathieu Clobert espère rencontrer des professionnels pour promouvoir son nouvel album: DHDT (Du haut des tours), autoproduit. «J’aimerais bien trouver un label, dit-il. Ce sont les labels, les maisons de disques qui assurent la distribution et la promotion, pour donner une vraie chance à cet album .»

Vivre de la musique en Belgique francophone quand on est un jeune artiste, ce n’est pas simple, admet-il. Mais il s’accroche. «J’ai écrit des textes pour d’autres, fait un jingle pour la radio, réalisé des courts-métrages… Là, je vais me concentrer sur les études au Conservatoire pour me diriger vers l’enseignement, ça apporte une sécurité d’emploi. Mais évidemment, si je pouvais vivre uniquement de ma musique… Je suis jeune, mais j’ai déjà beaucoup appris de ce qu’il faut faire et surtout de ce qu’il ne faut pas faire… »