POLITIQUE -

Formation Wallonie et FWB : l’équilibre budgétaire pour 2018, pas d’impôts nouveaux

Formation Wallonie et FWB : l’équilibre budgétaire pour 2018, pas d’impôts nouveaux

Les transferts financiers incomplets de la 6e réforme de l’État et la contribution à l’assainissement du fédéral accentuent les efforts à fournir. BELGA

Les entités du sud du pays proposeront au comité de concertation un retour à l’équilibre budgétaire en 2018 en réalisant toute une série d’économies qui ne passent par aucun impôt nouveau.

La situation budgétaire de la Wallonie et de la Communauté française est compliquée par l’intégration dans le périmètre de la dette wallonne de toute une série d’éléments budgétaires qui lui étaient extérieurs jusqu’à présent, à la suite d’une requalification d’Eurostat.

Les transferts financiers incomplets de la 6e réforme de l’État et la contribution à l’assainissement du fédéral accentuent les efforts à fournir.

Les négociateurs PS et cdH ont donc renforcé la politique de reports d’investissements dans le temps (lissage) et concentré les efforts sur 2015-2016, où les économies annuelles seront de l’ordre de 800 millions d’euros par an (environ 350 millions si l’on ne tient pas compte de l’effet lissage) en Région et de l’ordre de 150 millions en Fédération.

Limiter les dépenses

Ils ont aussi reconduit une série de limitations de dépenses (celles dites facultatives, des dépenses de cabinets, la non-indexation d’organismes d’intérêt public, hors enseignement, etc.).

La fonction publique sera davantage réduite : en 2015-2016, sur cinq départs à la retraite, un seul fera l’objet d’un remplacement. À partir de 2017, ce sera un remplacement pour trois départs.

Le futur gouvernement annonce aussi des réductions et simplifications de structures publiques et parapubliques, locales et régionales (ALE, AIS, sociétés de logement, maisons de tourisme, etc.), ainsi qu’une réduction des organismes consultatifs.

Pour réaliser des économies d’échelle, les fusions de communes seront autorisées, sur base volontaire.

Le programme du gouvernement prévoit la mise en œuvre d’un comité de monitoring pour gérer au mieux la dette, à l’instar de ce qui existe au fédéral.

Les villes et communes, qui se disent exsangues, ne porteront pas de charges nouvelles, mais elles devront s’engager à atteindre l’équilibre budgétaire.

«L’accord a été conclu sans impôt nouveau», a mis en avant le Premier ministre et président en titre du PS, Elio Di Rupo, encadré du président du cdH, Benoît Lutgen, du président faisant fonction du PS, Paul Magnette, et du président du parlement wallon, Maxime Prévot, négociateur cdH.

Particulièrement épargnés par les mesures d’économies : l’innovation, la recherche et le redéploiement économique, a souligné M. Magnette (PS), pour qui la Wallonie doit «monter en gamme, viser la qualité et l’excellence».

Il conviendra toutefois de «concentrer les efforts et recentrer les priorités», a pour sa part averti Benoît Lutgen (cdH).

PS et cdH voient dans ces accords «l’audace, la créativité et la solidarité».

Ci-dessous, la déclaration de politique régionale pour la Wallonie

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