ROYAUTE

Le couple royal se plonge dans son passé dans l'expo sur Albert Ier et Elisabeth

Le couple royal a visité ce vendredi l’exposition consacrée à Albert Ier et Élisabeth. Tout au long d’un parcours très documenté serpentant dans le Palais Royal, Philippe et Mathilde ont observé leurs ancêtres dans leurs rôles royaux, mais aussi dans des moments plus intimes.

Débutant à la mort de Léopold II en 1909 et s'achevant dramatiquement à Marche-les-Dames en 1934, le destin du couple royal formé par Albert Ier et Elisabeth a surtout été marqué par la première guerre mondiale. Ce sont ces nombreux clichés du Roi Chevalier et de la Reine infirmière que les souverains ont attentivement passés en revue, dans l'exposition qu'ils accueillent "chez eux", au Palais Royal.

Du rôle officiel d'Albert Ier, on conserve de nombreux témoignages photographiques qui s'offrent au visiteur jusqu'au 7 septembre. Mais comme Philippe et Mathilde ont pu le remarquer, les loisirs royaux n'ont pas été oubliés. Outre des inaugurations et des défilés, on voit ainsi Albert Ier se livrer au bobsleigh ou à l'alpinisme, passion d'une vie qui lui apportera la mort. D'ailleurs, les botillons royaux, au même titre que des uniformes, sont exposés dans les vitrines. Les voyages et le sport aussi, qui tenaient beaucoup à la reine Elisabeth, occupent aussi une grande part de l'installation, sous les ors du Palais.

Mais ce sont peut-être les témoignages filmés, montrant la ferveur populaire, qui impressionnent le plus. Car lorsqu'un roi nait ou meurt en Belgique, personne, jamais, ne reste indifférent.

Après un retour sur le drame de Marche-les-Dames, les Souverains, dans les pas du Prix Nobel François Englert, ont terminé leur visite par une rencontre informelle avec les dizaines d'enfants qui essayaient les ateliers du volet scientifique de l'expo. Où un focus se concentre sur 11 scientifiques de chez nous. Comme le nom du second volet de l'expo le suggère, Philippe et Mathilde y ont donc croisé "De brillants esprits belges". D'hier, d'aujourd'hui et de demain.

+ L’exposition ouvrira ses portes au public le 22 juillet, dans la foulée des festivités de la fête nationale la veille, et sera accessible gratuitement jusqu’au 7 septembre, de 10h30 à 16h30. Plus d'info sur le site de la Monarchie.
 

Le Roi en privé dans la salle du Trône

L'exposition "Albert et Elisabeth. Le film de la vie d'un couple royal", premier volet de l'événement "Science et culture au Palais Royal", dresse à l'aide d'extraits filmés d'environ deux minutes le portrait d'un couple sportif et proche du peuple. L'exposition décline le règne d'Albert Ier et de son épouse, Elisabeth, en 22 thématiques particulièrement représentatives.


La visite débute dans la salle du Trône du Palais, qui abrite le volet lié à la Première Guerre mondiale. La première séquence se rapporte aux funérailles du roi Léopold II, le 22 décembre 1909, et au trajet qu'emprunte le futur roi Albert Ier pour se rendre au Parlement afin de prêter serment. Dans cette salle, une vidéo plus longue propose de découvrir la Joyeuse entrée du couple à Bruxelles le 22 novembre 1918, le roi Albert sur le dos d'un cheval plutôt capricieux. Quelques rares objets sont exposés, comme une nappe en dentelle offerte à la reine, retraçant le conflit.

Goût du voyage

Si la "Grande guerre" est au cœur de l'exposition, celle-ci constitue aussi l'occasion de montrer différents aspects et facettes du couple royal, comme leur goût du voyage ou des moments plus privés, loin du protocole. Le public pourra admirer plusieurs images d'Albert Ier et Elisabeth aux Etats-Unis en 1919, notamment en visite aux chutes du Niagara. Le sport figurait parmi les centres d'intérêts du couple. Deux extraits inédits dévoilent par exemple le roi Albert Ier faisant du bobsleigh et la reine Elisabeth patinant à Saint-Mortiz, en Suisse.

Les passions du roi Albert, et notamment l'alpinisme, sont aussi évoquées. Passion qui le mènera à sa chute fatale de février 1934, conclusion du parcours.

La science, mais pas le Congo

Le choix de retracer la vie du roi et de la reine au travers de courts films n'est pas anodin. A la fin du 19ème siècle, le cinéma commence à faire son entrée dans la société de masse, a commenté lors de la visite inaugurale Chantal Kesteloot, du Centre d'Études et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines (CEGESOMA) et commissaire de l'exposition. Il était donc intéressant de se replonger dans les films d'époque, provenant en grande partie de la Cinematek, pour montrer comment Albert Ier et son épouse, plutôt à l'aise avec les caméras, "se sont servis des médias" pour l'image de la monarchie. Seuls deux aspects ne sont pas retracés, les images étant "assez pauvres": le roi dans un contexte militaire et le Congo.

L'intérêt du souverain pour la technologie et son "discours de Seraing" en 1927 ont par ailleurs servi d'inspiration au deuxième volet de l'exposition annuelle "Science et culture au Palais Royal". Albert Ier, dans son discours qui avait mené à la création du FNRS, avait déclaré: "Toute économie qui ne joue pas la carte de l'innovation scientifique est vouée à mourir". Technopolis, le centre flamand des sciences, a ainsi décidé cette année de mêler la curiosité du roi pour les sciences à un focus sur onze scientifiques belges dont les inventions ont marqué l'histoire, de Paul Janssen à Ingrid Daubechies, sans oublier François Englert. A l'issue de ce parcours interactif, baptisé "De brillants esprits belges", des ateliers pour enfants ont été prévus.

Belga