UKRAINE

Crash d’un avion malaisien : au moins un francophone et quatre néerlandophones parmi les victimes

Crash d’un avion malaisien : au moins un francophone et quatre néerlandophones parmi les victimes

Une équipe d’experts de la DVI a été dépêchée afin d’appuyer les autorités néerlandaises. AFP

Au moins un francophone et quatre néerlandophones se trouvaient parmi les victimes du crash du Boeing 777 dans l’est ukrainien, a indiqué ce vendredi midi le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders. Une sixième victime belge est à dénombrer. Aucune information ne circule actuellement à son sujet.

«Nous sommes en contact avec les familles des victimes», a indiqué Reynders. Parmi les victimes, on compte un francophone, deux néerlandophones de Brasschaat (Anvers), une personne résidant à Wetteren (Flandre Orientale), ainsi qu’un néerlandophone habitant en Australie. Quelque vingt corps doivent encore être identifiés. «Le décompte n’est donc malheureusement pas encore terminé», selon le ministre des Affaires étrangères.

Les corps devront être prochainement identifiés et ramenés dans une ville de l’Est ukrainien. «Il s’agira très probablement de Donetsk ou Kharkov», a indiqué Reynders. «Les familles pourront ensuite être envoyées en Ukraine.» Aucune information n’a pu être donnée quant à la date du rapatriement des victimes belges.

L'une des six victimes belges avait dans un premier temps été identifiée comme originaire de Namur. Il s'avère en réalité que plusieurs personnes de l'entourage de cet homme habitent dans la région namuroise mais que lui n'en soit pas originaire. On sait qu'il avait fait ses études à Anvers et qu'il habitait à Bali, en Indonésie, où il gérait un établissement accueillant des touristes. Il venait de se marier.

Des experts de la DVI sur place

Une équipe d’experts de la DVI a été dépêchée ce vendredi matin à Schiphol, afin d’appuyer les autorités néerlandaises. «Les lieux de l’accident doivent être sécurisés d’urgence. Une initiative a été lancée au niveau de l’ONU et de l’OSCE. Ensuite, il est primordial de mettre en place une enquête internationale et indépendante», estime le chef de la diplomatie belge.

Reynders n’a pas souhaiter se prononcer sur les responsabilités impliquées dans l’accident du Boeing 777 malaisien. «La plupart des experts s’accorde à dire dans les médias qu’il s’agirait d’un tir sol-air. Mais nous attendons d’abord les résultats de l’enquête.»

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