Révélation 2013 et grand vainqueur des césars 2014, quand on s’attendait au triomphe sans partage de La vie d’Adèle, Les garçons et Guillaume, à table!

est la comédie la plus étonnante qu’ait produite le cinéma français depuis longtemps.

Comme souvent quand il s’agit des succès hexagonaux, il provient du théâtre. Et, mieux encore, de ce formidable nid à talents qu’est (re) devenu la Comédie Française, dont s’est extrait Guillaume Galienne pour adapter, sur grand écran, le seul en scène qu’il avait écrit et interprété au Théâtre de l’Ouest Parisien dès 2008. Avec – déjà – un succès phénoménal à la clé.

Intelligemment, Galienne reprend partiellement les codes du théâtre, comme pour se balader entre planches et fiction. Le sujet, lui, reste identique: c’est sa vie que le comédien met en abyme, ou plutôt son adolescence, puis son adulescence, et le mélange de souffrance et de joie qu’ont fait naître en lui une mère et une famille qui l’a toujours considéré, depuis son plus jeune âge, comme homosexuel. Une identité qu’il s’est empressé d’endosser, presque malgré lui. Étonnamment, même si l’ensemble lorgne parfois vers le film à sketches, et alors que les situations décrites renferment une violence parfois inouïe qui émeut, on rit énormément des pitreries de Galienne (vu depuis en… homo très viril dans Yves Saint-Laurent). Un drame, des rires, des larmes: ce garçon a tout compris de la comédie. Française, ou autre. Sacré bonhomme.

Victory

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